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Le top 5 des fêtes et festivals traditionnels en Côte d'Ivoire

Top 5 des fêtes et festivals traditionnels en Côte d’Ivoire


Avec ses 60 ethnies officiellement répertoriées, et comptant en son sein l’une des plus grande communauté étrangère d’Afrique, la Côte d’Ivoire est extrêmement riche de sa diversité culturelle. Et comme en Afrique, tous les peuples savent faire la fête, de très beaux évènements sont organisés chaque année. En voici le top 5.

(5) Fakwé chez les Ghwa


Le Fakwé est une célébration du passé, une remémoration des actes posés par les aînés et ancêtres. Cette fête politique et historique marque la fin d’une classe régente, qui doit y exposer ses accomplissements et richesses.

Les Ghwa sont une ethnie du Sud-ouest, ou le pouvoir est donné à des générations successives pour une période limitée (« la Démocratie des classes d’âge »). Au cours du Fakwé, des spécialistes exécutent des pas de danse traditionnelle.

(4) Fatchué chez les Ebrié


Egalement appelés Tchaman ou Atchan, les Ebrié sont l’ethnie originelle de la région d’Abidjan. Leur société est basée sur un système de générations et chaque génération est composée de 4 classes d’âge : 

les Djenou (les aînés), les Djongba (les puînés), les Agban (les cadets) et les Assoukrou (les benjamins). Les groupes de personnes nées dans une de ces générations se considèrent comme des frères.

A chaque période de l’année, une cérémonie initiatique est organisée par une génération donnée. On l’appelle Fatchué, une fête vieille de plus de 3 siècles qui marque le passage d’une étape à une autre pour une génération.

(3) Fokuê chez les Attié


Le Fokuê est la fête de génération des Attiés, une autre ethnie du Sud de la Côte d’Ivoire dans la région d’Abidjan. Il s’agit d’une grande fête populaire qui marque l’arrivée au pouvoir d’une génération.

Le Fokuê symbolise la continuité dans la gestion des villages et comprend plusieurs étapes. La plus importante est la cérémonie de consécration, qui récompense les 15 années d’épreuves réussie par la nouvelle génération régente.

Il y a 4 générations, fondées sur un système patriarcale : Bléchoué, Djougbo, Gnando et Mouna. Chacune donne naissance à la suivante.

(2) Le poro en pays Sénoufo


Pratiqué un peu partout en Afrique de l’Ouest, l’initiation au Poro peut durer tout une vie en Côte d’Ivoire. Elle se déroule en 3 étapes de 7 ans et tous les jeunes garçons y prennent part de leur 7e à leur 28e année.

L’initiation se déroule dans le Bois sacré, où les jeunes se rendent pour des périodes d’un mois. Pour les filles, après la première étape de 7 ans, le mariage est de rigueur. Elles reprennent l’initiation une fois la ménopause atteinte.


De grandes sorties sont organisées et donnent lieu à des danses très populaires, notamment chez les touristes.

(1) Abissa chez les N’zima


Les N’zima sont un peuple de l’historique ville de Grand-Bassam. Chaque année, ils organisent l’Abissa. C’est une fête populaire, d’intérêt touristique. Dans la culture N’zima, elle est une occasion de faire le bilan de l’année écoulée.

De fin octobre à début novembre, les injustices sont dénoncées ou confessées publiquement. Un véritable tribunal à ciel ouvert où le juge est bien évidemment le chef du village.

C’est également l’occasion d’apprécier la richesse culturelle N’zima, à travers d’excellents repas, les chants et les danses.

Content created and supplied by: Abachaducharme (via Opera News )

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