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L'usage du djabi, une pratique au cœur de la beauté

Dans nos sociétés africaines, il n'est pas rare de constater une utilisation abondante du djabi par les femmes tant à l'approche des fêtes, qu'à l'occasion de cérémonies de mariage.

Qu'est-ce que le djabi ? Et pourquoi est-il tant prisé dans certaines communautés ?

Connu sous le nom de djabi en bambara, le Lawsonia inermis (chez les scientifiques) est également appelé henné. Le henné provient d'un arbrisseau épineux de la famille des Lythracées. A l'état naturel, ses feuilles poussent en Afrique subtropicale, en Asie du sud et bien d'autres régions du monde.

Les feuilles du henné ont plusieurs usages dans la vie des populations. Parmi ces usages, un a retenu spécifiquement notre attention. Il s'agit du tatouage.

Le tatouage au djabi sert aux femmes à mieux paraître pour leur homme. Il met une valeur ajoutée à leur beauté. Son usage est surtout traditionnel depuis des millénaires.

A partir de l'arbre, les feuilles sont coupées, puis séchées et ensuite rendues en poudre. Une fois en poudre, le djabi est enfin mélangé à de l'eau avant d'être appliqué sur le pochoir déjà préparé sur les parties concernées.

Colorant non agressif, il est utilisé pour habiller les mains et pieds de la mariée, de sa famille et de ses invités proches. Le henné est dans certaines cultures, une source de bonheur pour la nouvelle mariée. C'est pour quoi, les nouvelles mariées musulmanes ont cette culture de porter le djabi.

Les apparences de ce produit varient d’un pays à un autre en fonction des coutumes et traditions. En Afrique Subsaharienne, les femmes sont plus habituées à un tatouage noir composé d'un mélange de Henné et d'Indigo. Cette application sur des parties précises des membres répond à un besoin esthétique.

A Yamoussoukro, certaines femmes expliquent que c'est un devoir pour elles de porter le djabi en vue de plaire davantage à leur homme, bien évidemment à l'occasion de certaines festivités. Elles soutiennent que le henné s'estompe et s'efface seul avec le temps, surtout sous le poids du bain et des tâches ménagères. Il n'est donc pas indélébile.

Lors de la pose du djabi, la concernée choisit elle-même les motifs auprès de la spécialiste du quartier. Les motifs sont très variés. D'une personne à une autre, ils peuvent changer. Cette spécialiste traditionnelle s'applique à ce tatouage moyennant une somme minimale de 2000 Francs CFA.

C'est ainsi un commerce qui fait son bonhomme de chemin dans nos quartiers.

Petanlan.

Content created and supplied by: Petanlan (via Opera News )

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