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Le coq quand il chante, une merveille !

Ne dit-on pas que l'avenir appartient à ceux qui se réveillent tôt ? Dans ce courant de pensée, le coq ne déroge pas à l'adage. Réputé pour son chant cadencé au pas d'un rappel ou d'un appel à l'activité, le chant du coq est fait en général à plusieurs moments précis de la journée. D'abord à partir de quatre heures du matin, les premiers chants à l'exemple d'un muezzin se font entendre. Celui-ci est suivis d'autres chants jusqu'à cinq heures, histoire de réveiller les dormeurs qui tardent à rompre avec le sommeil. À ce propos, le chef de la basse-cour demeure le seul à poser un tel acte d'une portée sociale à l'endroit de l'homme et des autres êtres vivants. Majestueux dans son plumage aux allures de costumes, le coq reste admiratifs pour le commun des mortels.

Le coq se met à faire le cocorico dès les toutes premières lueurs du jour, soit vers quatre heures du matin. C'est au moment où la température est encore fraîche que les sons se dispersent le mieux. Le coq ne s'exprime pas uniquement à l'aube. L’oiseau pousse ses cris toute la journée avec une concentration observée à certaines heures : aurore, midi, milieu d'après-midi, coucher du soleil... Il n’y a toutefois pas de règle pour l’animal qui peut aussi coqueliner la nuit lorsque la lune diffuse beaucoup de clarté. 

Il est à la basse-cour ce que le lion est à la jungle : le roi. S'il chante aussi fort, dès son réveil et à longueur de journée, c'est pour faire régner l'ordre dans la basse-cour et pour marquer son territoire. Par son chant puissant, il entend épater ses poules et leur rappeler qu'il est le maître des lieux.

Fruit d'une réponse hormonale, le chant du coq est un comportement territorial qui remplit deux fonctions essentielles : la première consiste à attirer les femelles qui ont plusieurs critères pour choisir leur partenaire tel que le plumage, la parure et le cri du coq qui traduit sa vigueur. La seconde fonction du chant est d'affirmer son autorité sur les autres mâles de la basse-cour, s'il y en a, ou sur ceux qui vivent aux alentours.

Les coqs sont capables d'émettre les mêmes sons que les poules. Ce son est le caquètement. Traduit par l’onomatopée “cot, cot”, ce cri plus apaisant est produit lorsque, par exemple, le coq a trouvé une source d'alimentation intéressante (vers, larves, insectes, céréales) et qu’il le signale au reste du groupe. Quand un danger est imminent (arrivée d’un intrus, survol de rapaces), le gallinacé peut donner l'alerte en poussant un grondement très spécifique. 

Tout comme de nombreux animaux, le coq communique avec le son. Il chante, coquerique ou coqueline. Pour s’exprimer, l’oiseau utilise un organe appelé syrinx, situé à la jonction de la trachée et des bronches. C’est en expulsant l’air de ses poumons et en contractant ses muscles internes que le coq fait vibrer la membrane, produisant ainsi son fameux cocorico.

Si certains coqs tentent leurs premières vocalise dès l’âge de trois mois, c’est plutôt à l'âge de quatre/cinq mois que les cocoricos commencent à véritablement se faire entendre, soit bien avant la maturité sexuelle du gallinacé qui débute vers six mois. Les premiers sons se révèlent parfois très hésitants pour s’affirmer pleinement à l’âge de neuf mois et ne plus s’arrêter ! 

Du coq blanc au coq rouge en passant par le coq multicolore, il a cet art et cette vigueur qui font de lui un oiseau domestique assez particulier.

Des hameaux à la ville en passant par le village, son chant demeure le même. Son chant très mélodieux ne passe jamais inaperçu.

Pétanlan

Content created and supplied by: Petanlan (via Opera News )

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