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Idées fausses sur les traditions matriarcales africaines

Toutes les sociétés africaines ne sont pas forcément Matriarcale dans le sens absolue du terme, même si quelques peuples la pratique, en général l'on parle plus souvent de Matri-Linearité. 

Sur le couple.


1 - L' homme n'est pas le chef de famille. C'est une idée qui a été apportée par le système judéo-chrétien et arabo-musulman.

Dans nos pensées, l'idée et le terme même de "chef de famille" n'existe pas au sein du couple puisque nous n'avons pas les mêmes conceptions de La Famille.


Mais dans tous les cas la Femme a une place prépondérante dans nos organisations et le respect et la considération qui lui sont dû font l'objet même de cultes. Elle est divinité, mère, reine, guerrières, prêtresse, DIEU, la Nature, socle sur lequel sont bâties nos civilisations.


La famille chez nous ne regroupe pas seulement le couple mais fait référence à toute une organisation de sœurs, de cousins, de tantes, d'oncles, de beaux parents et ce sont eux dans la hiérarchie qui occupent ce rôle de chef de famille, ce qui varie d'une ethnies à une autre.

Chez les fongbé du Bénin par exemple c'est le Dah qui occupe ce rôle. Et le plus souvent c'est le Fa qui le désigne. Il est censé maintenir des liens de fraternité, de solidarité et une bonne cohésion au sein de la famille.

C'est vers lui que le couple se réfère en cas de difficulté et est le garant du couple.

C'est pourquoi l'on dit parfois chez nous: qu'une femme n'épouse pas seulement son homme, mais toute la famille.

Dans les Traditions Matriarcale Africaine, quand il y a un problème sérieux, on convoque d'abord la Mère, la Femme. Ce sont les oncles maternels qui gèrent les " dots " . Et ce sont de ces derniers, que les enfants héritent.

Lorsqu'un individu a des problèmes sérieux, pouvant attenter à sa vie physique, les Ainés demandent souvent 3 choses pour le sauver: le nom de sa mère, le lieu d'enterrement de sa mère (si elle est déja partie) ou le cordon ombilical.

Or aucun de ces 3 éléments fondamentaux n'est relié au Père.

Comment donc peux tu être le "chef" alors que la Chaise sur laquelle tu es assise est gouvernée par une Femme. Non. Dans l'Afrique des " profondeurs " c'est la Femme qui est le centre. C'est elle qui a le Pouvoir, et qui confère l'autorité à l'homme.

2. La femme n'est pas égale à l'homme, ni l'homme à la femme. L'homme a 9 orifices. La femme a ses 9 + 2 autres. La femme peut devenir maçon, architecte, guerrière. Mais l'homme ne peut pas accoucher. L'homme n'est pas égal à la femme, et vice versa.

Le terme de complémentarité est le plus proche. Il s'agit en permanence d'équilibre. Maŋal l'avait très bien dit à son épouse Ngo Maa: "Devant l'éléphant, la femme pèse plus que l'homme. "

3. Les Traditions matriarcales enseigne que l'homme intelligent est celui qui éduque son épouse et grandit spirituellement avec elle.

L'homme intelligent est celui là qui reconnait et connait ce qu'est être une femme d'après nos traditions.

La femme intelligente est celle là qui sait son rôle de génitrice et de transmettrice des valeurs de sa communauté. Elle n'est pas en concurrence avec son homme mais en écoute car la femme la mieux aimée est celle qui prend les décisions par la bouche de son homme !

Au lieu de chercher la guerre des sexes, l'Homme intelligent reste calme et accepte ce statut ( spirituel ) élevé de la femme sans complexe ni honte. Car celui qui sait accepter sa place, sera reconnu comme humble et prudent aux yeux de tous, et il en sera plus que honoré. 


Junior Kotchi

Content created and supplied by: Junko (via Opera News )

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