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Découvrez le changement qu'a connu la ville d'Abidjan de l'indépendance à ce jour

Abidjan Écouter est la ville la plus peuplée de la Côte d'Ivoire. Ancienne capitale administrative et politique du pays jusqu'en 1983, date de son transfert à Yamoussoukro, elle est également la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest francophone, et la deuxième plus grande ville et troisième plus grande agglomération au sein de la francophonie.

Capitale économique ivoirienne, elle compte selon les autorités du pays, en 2014, 4 707 000 habitants soit 21 % de la population du pays, tandis qu'elle représenterait 60 % du produit intérieur brut du pays. Seule Lagos, l'ancienne capitale du Nigeria la dépasse en nombre d'habitants dans cette région.

Considérée comme le carrefour culturel ouest-africain, Abidjan connaît une forte croissance caractérisée par une forte industrialisation et une urbanisation galopante. Malgré la perte de son statut officiel de capitale de la Côte d'Ivoire, elle reste de facto le siège de la plupart des institutions administratives et politiques nationales du pays, et continue de jouer le premier rôle dans la vie politique ivoirienne.

Abidjan a connu en un demi-siècle, une croissance et un développement impressionnant qui se confondent avec l’histoire de l’expansion de la Côte d'Ivoire.

[Piroguiers abidjanais.]


Abidjan est à l’origine un petit village de pêcheurs où vit le peuple Atchan.

Après l’indépendance

En 1960, l’ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siège de la présidence. L'axe au sud de Treichville, en direction de l'aéroport international et des plages, devient le quartier des européens et de la classe moyenne abidjanaise. C'est là qu'en novembre 2004, se concentreront les émeutes anti-françaises et les pillages. Le quartier de Cocody, rendu célèbre par un gentleman incarné au cinéma par Jean Marais, et qui, dans le schéma urbanistique colonial devait être un vaste quartier indigène, devient un quartier chic où se trouvent notamment la résidence présidentielle, la résidence de l'ambassadeur de France, l'hôtel Ivoire qui, pendant très longtemps, sera le seul d'Afrique à disposer d'une patinoire, et, depuis 2006, la plus grande ambassade américaine d'Afrique. De vastes zones populaires se sont développées entre ces pôles, prolongées par des zones d'habitats précaires et de misère nourries par l'exode rural et l'immigration sous-régionale.

En 1983, le village de Yamoussoukro (littéralement la ville de la reine Yamousso), situé au centre du pays, devient la nouvelle capitale administrative et politique de la Côte d’Ivoire, sous l'impulsion du président Félix Houphouët-Boigny qui en était originaire. Celui-ci rêvait de transformer son village natal en un Brasilia des savanes africaines. La nouvelle capitale, un important nœud routier plus qu'un pôle commercial actif, n'a cependant jamais porté ombrage à Abidjan sur le plan industriel, commercial et économique.

Depuis 1999, Abidjan est pénalisée par le désastre politique et économique ivoirien.

Depuis les années 1980, malgré des améliorations indéniables, on assiste, à cause de la négligence des fonctionnaires responsables et de la corruption, à une dégradation générale de la ville d'Abidjan et à une aggravation de sa pollution. En 2006, les intoxications massives des populations par des produits polluants déversés dans les décharges publiques en sont une illustration et un drame inévitable (affaire du Probo Koala). Impliqué dans cette affaire, l'ex gouverneur Pierre Djédji Amondji, haute figure du parti de l'ancien président ivoirien d'alors Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien, est protégé par ce dernier qui lui fera ainsi éviter d'éventuelles poursuites judiciaires.

Content created and supplied by: Aamidd (via Opera News )

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