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Suppression des frais annexes: a-t-on pensé aux établissements privés?

Dans un communiqué du ministère de l'éducation nationale et de l'alphabétisation le mardi 7 septembre dernier, nous pouvons lire la décision du ministre Mariatou Koné qui décide de supprimer, pour cette année 2021-2022, tous les frais annexes liés à l'inscription physique dans les établissements scolaires publics et privés.

Si cette décision est salutaire et saluée par la majorité des parents d'élèves, les fondateurs d'établissements privés, eux, ne sont pas de cette avis. Interrogé ce mercredi 8 septembre 2021, monsieur S. Ouattara, fondateur d'école dans la DRENA de Korhogo, souligne que les écoles privées vivent et subviennent aux besoins primaires des établissements (gardiennages, nettoyages, entretien des salles de classe) grâce aux frais annexes collectés sur les carnets de correspondance, sur la vente des tee-shirts d'EPS, des macarons,etc...

Aussi, si cette mesure n'affecte pas véritablement le public qui est géré par l'État, les établissements privés, risquent, avec le maigre salaire, de réduire l'effectif du personnel enseignant, administratif et technique. À côté, ce sont aussi plusieurs autres activités scolaires (Oissu, concours génie en herbe, sketchs, bal de fin d'année) qui seront réduites malheureusement par manque de moyens.

Nous disons que la suppression des frais annexes est certes louable pour les parents, mais elle risque de créer d'autres désagréments au sein de certains établissements privés à faible effectif, donc à faible revenue. Par conséquent, nous demandons à la direction de l'encadrement des établissements privés (DEEP) de prendre à bras-le-corps ce problème criard des écoles privées.

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