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Exposition-restitution des œuvres de l'atelier créatif de N'Galwa : Mimi Errol raconte James Houra


Plusieurs artistes-plasticiens, étudiants de l'Institut national supérieur des arts et de l'action culturelle (Insaac), slameurs ivoiriens... se sont retrouvés, les 26, 27 et 28 mars derniers, à N'Galwa (Adiaké), sur les terres de feu James Houra, pour réaliser les oeuvres de l'exposition baptisée "Un Houra pour James", sous la houlette de Mathilde Moro, directrice de l'Ecole supérieure d'arts plastiques, d'architecture et de design (Esapad, ex-Beaux-Arts). Histoire de rendre hommage à ce grand artiste-peintre.

Le vernissage de l'exposition-restitution des œuvres de l'atelier créatif de N'Galwa en hommage à James Kadjo Houra a eu lieu, le mardi 18 mai 2021, à la Rotonde des arts contemporains sis à Abidjan-Plateau, au cours d'une journée du souvenir et d'hommage dédiée à l'ex-directeur de l'Ecole nationale des Beaux-Arts d'Abidjan. Cérémonie au cours de laquelle l'ombre du célèbre artiste-peintre a véritablement plané.

Racontant l'illustre disparu, le critique d'art Mimi Errol, qui est intervenu en tant qu'un des initiateurs de cet atelier, est revenu sur l'historique de cette résidence de N'Galwa. Il a d'abord regretté que les éminents artistes-plasticiens ivoiriens Christian Lattier, Santoni, Michel Kodjo n'aient pas eu la célébration de la communauté des arts de Côte d'Ivoire. "Mais pour James Houra, c'était vraiment particulier, parce qu'on était dans une condition sanitaire déplorable qui a fait qu'on ne pouvait pas tous assister à ses obsèques. Et ce n'était pas juste que pour James Houra, qui a porté à son firmament la dimension de l'artiste en tant que producteur et atteint toutes les dimensions administratives et tout ce que l'art peut avoir de majestueux, nous restions comme ça impuissants. Et donc je compte toujours sur Mme Mathilde Moro qui sait toujours faire les choses et qui sait bien les accomplir. Et, dès qu'on a eu cette idée de vraiment réparer cette injustice que James Houra soit inhumé dans l'oubli total ou dans l'isolement d'Abidjan et que personne n'ait pu voir cet aspect, il était alors question de pouvoir réparer cette donne. Et, après ce qui s'en est suivi, je pense que cet atelier créatif qui a permis à des artistes dans ces temps donnés de créer une oeuvre sensible a été quelque chose à la fois plastiquement extraordinaire et du point de vue de l'hommage vraiment au-dessus de toute attente, grâce à la famille qui s'est mise à la disposition de toute l'équipe et qui nous a accueillis, mais vraiment dans un site paradisiaque, je dirai, qui dénote de l'esprit qu'avaient les habitants de cette maison et surtout le chef de famille James Houra, qui, dans sa dimension, dans sa stature, a donné vraiment toutes les lettres de noblesse de la peinture en Côte d'Ivoire. Avec lui, on ne pouvait pas se dire que l'artiste, c'était un va-nu-pieds ou bien c'était quelqu'un qui était dépravé. Parce que James avait sa fierté, sa dignité. Et il a vraiment été un vrai chef de file. On en demande et redemande. Et que tous les artistes doivent s'inspirer de lui pour faire à égale compétence tout ce qu'ils touchent. Tout ce qu'il touche, James l'a fait à égale compétence. Il a été inspecteur de la Culture, membre de l'Ascad, directeur des Beaux-Arts, fondateur du mouvement des critiques d'art dont a parlé Yacouba d'art. Et je pense que c'était un exemple. J'espère donc que cette cérémonie, cet hommage va rester dans la mémoire des plus jeunes, à savoir que, de toutes les façons, quoi que vous fassiez et si vous travaillez bien, il y aura toujours des gens pour reconnaître votre action de votre vivant ou après, à votre mort. D'ailleurs même, un artiste ne meurt jamais. James n'est pas mort. Il existe à travers toutes ses créations, tout ce qu'il a laissé, toutes ses réalisations. Et aussi avec même les souvenirs de ses répliques", a fait savoir Mimi Errol.  

Il est bon de rappeler que James Kadjo Houra, peintre ivoirien né le 27 mars 1952 à Mélékoukro (Adiaké), est mort le 27 janvier 2020 à Abidjan.

Marc-André Latta

 

Content created and supplied by: RogerLevry (via Opera News )

James Houra Mimi Errol N'Galwa :

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