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Burkina Faso : grandeur à l'armée du peuple et de la nation

L'expert consultant en stratégies et relations internationales, Bamba Alex Souleymane, jette un regard profond sur la situation au Burkina Faso, pays en proie à une certaine instabilité depuis le coup d'Etat militaire qui a renversé le président Blaise Compaoré. Le journaliste professionnel, dans son analyse, met en exergue la notion de grandeur relativement à l'armée en corrélation avec le peuple et la nation. Ci-dessous son décryptage.

Avec le recul, une lecture objective à l’aune du décryptage des événements relatifs aux récents soubresauts survenus au Burkina Faso, l’on serait tenté d’affirmer que le putsch de 2014 maquillé en insurrection populaire ayant abouti au départ de Blaise Compaoré a été la faute à ne pas commettre contre la démocratie, dans ce pays ! Car après 27 ans de stabilité et de croissance sous le magister de Compaoré, le Faso, hélas, a renoué avec les vieux démons de l’errance et du bricolage politique. Et pour cause, la transition perçue comme une panacée au départ n’a, en réalité, rien résolu en termes de question de fond, ce d’autant que dès l’exil du président Compaoré, son parti le CDP avait été mis sur l’éteignoir. Il avait été exclu à la fois, du processus électoral en 2015 (arbitrairement), du dialogue républicain et de la reconstruction de l’unité nationale.

Un mauvais départ somme toute et, pris en otage par les mouvements sankaristes sur des motifs et mobiles discutables parce que, du passé et dépassés. L’opération ‘’chasse aux sorcières’’ a été de mauvais alois. Cette approche empirique et rétrograde a conduit à une transition politique et parlementaire chaotiques. C’est avec le recul qu’on note que, le coup de force opéré par le Gl Gilbert Dienderé, avait pour ambition d’anticiper sur ces préjugés rétrogrades et anachroniques. Mais, les tergiversations diverses ainsi que les valses hésitations de certains barons politico-militaires l’ont plombé. En tout état de cause, l’échec patent de la transition était prévisible. Cette transition de triste mémoire, avait pris le peuple en otage. Son échec a accentué la division au sein de la société. Le reste s’est déroulé à ciel ouvert.

La haine a miné le processus électoral. L’élection de Roch Kaboré est-elle apparue, plus comme une élection par défaut, aussi bien par les observateurs avertis qu’une large frange de la population du Burkina Faso. A preuve, les conséquences au niveau de la cohésion nationale et de la sécurité du pays, ne se sont-elles pas fait attendre ! La dégénérescence du tissu social en a résulté. L’on a assisté progressivement, du fait de ces facteurs négatifs, au délitement de l’autorité de l’Etat et à la fragilisation de la situation sécuritaire ainsi que l’émiettement du tissu social du grand empire Mossi dont les fils, fiers et braves travailleurs ont payé un lourd tribut à l’incurie et à l’intolérance des politiques.

Heureusement, Dieu le souverain miséricordieux, vient toujours au secours du juste et des justes. C’est le cas de figure qui se présente aujourd’hui avec l’avènement de la junte militaire dirigée par le Lt-colonel Sandaogo Damiba. Le jeune président du Faso incarne la continuité de l’Etat. Il est à la tête de l’armée du peuple. L’armée de tous les Burkinabè sans distinction. Dans le contexte actuel, c’est une chance pour le peuple et les habitants du Burkina afin d’exorciser les vieux démons de la haine et du rejet de l’autre. Les militaires ont eu et continuent d’avoir, un impact fort sur la vie de la société burkinabé d’hier à aujourd’hui. C’est l’armée du peuple seule, qui a la capacité d’amener l’ensemble des forces sociales à tourner tous les paragraphes des pages sombres qui ont jalonné l’histoire de ce grand peuple.

L’armée est à l’épreuve du pouvoir et, sont impact commence ‘’mutatis mutandis’’ à se faire sentir sur les fronts lâchement infiltrés par des esprits habités par les démons du mal et de la destruction. Les actions fortes que le MPSR mène avec hardiesse et détermination commencent à porter des fruits. Les militaires ont pris la juste mesure de leur implication maximale sur tous les théâtres où les lâches et les traitres voulurent déchirer irrémédiablement le tissu social d’un pays dont les attributs et les valeurs anciennes de l’empire Mossi continuent d’être des racines éternelles que rien ne pourra jamais, totalement ébranler. Au reste, il est important de souligner ô combien, l’intervention de l’armée a-t-elle été salutaire : sauver le pays du chaos. Car au moment où elle a décidé d’endiguer et de stopper l’érosion périmètre après périmètre, du territoire, le pays n’avait plus aucune visibilité sur l’avenir du territoire burkinabé.

Car, si cette intervention n’avait-elle eu lieu, nul ne saurait dire ou affirmer, ce qu’il resterait du territoire national aux mains de l’administration. Assurément, le putsch de Damiba et ses pairs du MPSR, est-il survenu au bon moment afin de sauver le pays du naufrage. Des informations concordantes et plausibles de sources diplomatiques fiables estimaient et projetaient que les 3/5e du Burkina seraient dans les mains obscures de terroristes aux âmes impies. C’est pourquoi les militaires sont au front, déterminés à contenir, faire reculer et laver l’affront fait au peuple du Faso. Une initiative louable s’il en est. Elle requiert l’engagement de tous et sans exclusion. C’est cela la force de l’armée du peuple. La force des populations d’un grand pays. La force des habitants d’une grande nation. Force au peuple du Burkina Faso

Bamba Alex Souleymane

Journaliste professionnel

Expert consultant en stratégies 

et relations internationales

Content created and supplied by: Franck_K (via Opera News )

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