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Chronique / "Suivez mon regard": quand une ville veut aller au "paradis", mais refuse de "mourir"

Elle en a gros sur le cœur. Avec un cœur gros comme ça! Elle dit ne pas supporter de voir les gens souffrir; ses semblables pour qui elle est prête à aller au front, quitte à subir les foudres du système. Elle n'en a cure, cette empêcheuse de tourner en rond qui, contre vents et marées, continue de tempêter contre toute forme d'injustice dont la cherté de la vie, qui défraie la chronique en ce moment.

Trop, c'est trop pour notre activiste, qui avait décidé de dérouler le rouleau compresseur, à travers l'opération ville morte; un appel solennel à se dresser contre la flambée incontrôlée des prix, tout en restant bien au chaud à la maison. Apparemment, l'appel ne semble pas avoir été entendu puisque la ville a continué à vaquer tranquillement à ses occupations, dans une insouciance notoire; une ville passive, amorphe, couarde, résignée, bravache, experte de la révolution des salons, qui veut aller au "paradis", mais qui, paradoxalement, refuse de "mourir".

Ma chérie Pulchérie, est-ce qu'on peut faire le bonheur de quelqu'un à sa place? Quelqu'un qui n'est pas prêt à mouiller le maillot pour son propre bien? Toi-même, faut voir! "Gnian-béhi", est-ce que tu ne prêches pas dans le désert? Suivez mon regard...

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