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Dakoury Tabley révèle : "la BCEAO n’a jamais été braquée en 2011, elle n'a jamais porté plainte"

L'affaire du casse de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a refait surface depuis quelques jours. Et pour cause, lors du discours du Chef de l'État, Alassane Ouattara, a accordé à son prédécesseur, Laurent Gbagbo, une grâce présidentielle. Condamné à 20 ans de prison pour ce fait, Laurent Gbagbo, a toujours rejeté le verdict de la justice ivoirienne. Face à la presse le mardi 9 août 2022, Koné Katinan, porte-parole du PPA-CI a dénoncé une décision qui ne correspond pas aux attentes légitimes de son mentor et de ses compatriotes. Et a précisé que le PPA-CI aurait préféré une loi d’amnistie en lieu et place de la grâce présidentielle qui n’efface la condamnation de Laurent Gbagbo. Dans une déclaration lue jeudi 11 août 2022 au siège du RHDP, le porte-parole du parti au pouvoir, Kobenan Kouassi Adjoumani a fait savoir que « la grâce présidentielle accordée à M. Laurent Gbagbo, par le Chef de l’Etat, ne procède ni d’une obligation légale, ni d’un compromis politique, mais de la seule volonté du Président de la République de renforcer la paix et la cohésion nationale ».

Au lendemain de la réaction du RHDP, Dakoury Tabley, Gouverneur de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) lors des faits a réagi via la page Facebook du Parti de Laurent Gbagbo. Selon lui, « la BCEAO n’a jamais été braquée en 2011 et encore moins par le Président Gbagbo et ces trois co-accusés », (Aké N'gbo, Justin Koné Katinan et Désirée Dallo, Ndlr). Pour M Tabley, ce procès n’aurait jamais dû avoir lieu, pour la simple raison que le délit n’est pas constitué. Après avoir attiré l'opinion sur un flou concernant le mode opératoire de ce braquage, Dakoury Tabley révèle que « l'Accusation est curieusement évasive sur ce sujet, de la même façon qu’elle fait preuve d’une grande discrétion sur les montants dérobés. Mais la réalité la plus déroutante est que la Banque Centrale n’a jamais porté plainte après ce « braquage ». Mieux, a-t-il ajouté, avant le procès, « la BCEAO et les banques commerciales, que le pouvoir a tenté d’embarquer dans ce coup tordu, ont fait connaître, par écrit, qu’elles n’ont subi aucun préjudice de la part de qui que ce soit ».

Pour ce qui concerne la Banque Centrale, M Tabley indique que cette affirmation est corroborée par les vérifications et audits effectués, dès 2011, successivement par le contrôle interne de la BCEAO du Trésor français et un cabinet d'audit international. Sur ce fait, M Tabley se veut rassurant : « Tous ces contrôles et vérifications de comptes ont conclu que les comptes sont exacts et rien n'a été dérobé à la Banque Centrale. Au demeurant, c'est ce qui est reflété dans les comptes et résultats de l'exercice 2011 de la Banque », a-t-il révélé. Pour conclure, cet ancien gouverneur a confié que l'institution qu'il dirigeait à cette époque a subi « le vrai braquage » en 2003 et et a concerné principalement les agences de Bouaké et Man.


Yannick_LAHOUA

Content created and supplied by: Yannick_LAHOUA (via Opera News )

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