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Coups d’État en Afrique : quand des nations vacillent à cause des militaires

« Trop de coups d’État en Afrique, ça suffit comme ça ! » a chanté la reggae star ivoirienne Alpha Blondy à la fin des années 1980.

Hélas, ces paroles de sagesse et de développement semblent être perçues depuis lors, comme les paroles d’une prophétie mal comprise avec les pronunciamentos dérisoires qui jalonnent l’actualité de certains états africains.

En dernière actualité, en effet, sur ces coups d’État, nous notons celui en Guinée, au Mali d'il y a quelques mois, et l’actuel tentative en cours depuis hier dimanche 23 janvier, au Burkina Faso.

Dans cette grisaille de balles et de tirs croisés, les victimes ne sont pas seulement les Chefs d’État que ces militaires chassent du pouvoir dans la brutalité, mais bien les pays tout entiers dans lesquels ces coups de force se produisent et, par effet de continuité, tout le continent africain.

Disons-le clairement, les nations africaines vacillent à cause des militaires. Ils conduisent donc à des voies sans garantie de changements politique, économique et social notables.

En effet, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que les premiers pays à inaugurer l’ère des coups d’État en Afrique ne sont aujourd’hui, aucunement, des modèles de développement, de réussite sociale de leurs peuples.

Pourtant, ce mode de changement de gouvernement maintes fois « copié et collé » partout, ailleurs, est applaudi et adulé par plusieurs populations africaines.

Celles-ci en viendront plus tard à une désillusion, à un désenchantement, quand les bérets rouges ou verts, les treillis, les véhicules militaires de ces « sauveurs des nations » (sic) seront remplacés par des costumes de grands prix et des voitures de luxe blindées!

Il n’y a donc rien de nouveau dans ces pratiques. Les militaires n’apporteront rien par leurs méthodes brutales. 

C’est pourquoi, quand ces pronunciamentos surviennent, les peuples d’Afrique doivent cesser les acclamations et faire comprendre aux militaires qu’ils sont usurpateurs de pouvoir. Peu importe celui qui l’incarnait et comment il le pratiquait. 

Dans les enjeux géostratégiques actuels, un putschiste ne peut être vraiment totalement crédible. Les voies du changement de gouvernement ne sont donc pas dans les coups d’État. Leur condamnation devrait venir premièrement des populations elles-mêmes. Qui malheureusement, l’applaudissent.


Constant Minangoy

Content created and supplied by: Constant_Minangoy (via Opera News )

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