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Démocratie, coups d'État, etc.: Ces petites phrases de Gbagbo qui font mal

<< Alors les périls sont nombreux. Il y a le péril de la non-démocratie. Nous voyons aujourd'hui, dans la sous-région, la résurgence des coups d'Etats mais à l'intérieur même du pays, en dehors de la résurgence des coups d'Etat, nous voyons des façons de gouverner qui ne conviennent pas au plus grand nombre. Or, un Gouvernement n'est légitime, n'est crédible que quand il travaille pour le plus grand nombre. Au moment où les grecs ont créé le concept de la démocratie, il signifiait et il signifie encore le gouvernement du peuple, le pouvoir du peuple. Il y en a qui ont donné plusieurs sens, le gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple mais c'est pour la population.>> A déclaré le jeudi 27 janvier, Laurent Gbagbo dans un discours enregistré, à l'occasion des 100 jours de son nouveau parti, le Parti des peuples africains Côte d'Ivoire (PPA-CI). Une sortie qui intervient dans un contexte tout particulier.

Laurent Gbagbo lors du congrès constitutif du PPA-CI.

La Côte d'Ivoire est dans l'attente des fruits du dialogue politique enclenché entre la classe politique et la société civile. Plusieurs questions sont au menu de ce conclave. La question du respect de la constitution, la libération des prisonniers militaires et civils, l'audit de la commission électorale nationale, le découpage électoral, la bonne gouvernance... Au même moment la sous région ouest africaine connait une crise sans précédent avec une série de coups d'État. En Guinée, au Mali et au Burkina Faso, les président élus démocratiquement ont été éjectés de force par des juntes militaires qui ont pris le pouvoir dans ces trois Etats membres de la Communauté Économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cedeao). L'organisation sous régionale multiplie les sanctions qui à la fin s'avèrent improductives. Lesquelles sanctions font plus de mal aux populations de ces pays qu'aux nouveaux dirigeants. Bref, la Cedeao peine à trouver le bon équilibre. Le discours de l'ancien président ivoirien se veut donc une analyse critique mais lucide de la situation sociopolitique de l'ensemble de la gouvernance dans la sous-région. Une sous-région où des populations préfèrent désormais vivre avec des militaires au pouvoir, plutôt que de mourir avec des civils élus après avoir confisqué le Pouvoir en modifiant à leur goût la constitution de leur pays.

<< C'est pour le plus grand nombre qu'il faut qu'un pouvoir travaille. On est pas assuré de réussir à chaque fois mais on doit faire ce travail pour le plus grand nombre. Confisquer les biens du peuple pour un petit groupe, c'est contre ça que nous nous battons. Confisquer les idées du peuple pour un petit groupe, c'est contre ça que nous nous battons.>> A enfoncé le président Laurent Gbagbo, à cette même occasion de la célébration des 100 jours de son parti le PPA-CI.

Haity

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