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Ahoussou Jeannot aux cadres de Raviart : « pensons plus à apporter du bonheur à nos parents »

Le samedi 13 août dernier s’est tenue une cérémonie d’hommage à Jeannot Ahoussou Kouadio, président du Sénat, par les populations du N’Gban-Kassè, à Niéniékro, dans la Sous-préfecture de Raviart. Ce, pour les nombreuses actions de développement entreprises à l’initiative du natif de Raviart pour ses parents paternels.

Ayant entendu les mots ou propos élogieux à son endroit, c’est un Président du Sénat, très ému, qui prit la parole pour saluer ses parents. Le faisant, il a rappelé quelques souvenir d’enfance, notamment la mort de son père et de sa mère. Pour lesquels il a demandé que des prières soient faites afin que de là où ils sont, ils puissent à leur tour prier afin que ce village connaisse le développement « Que des enfants, des petits enfants, des arrières petits-enfants, continuent à apporter le soin qu’ils ont toujours apportés à ce village… »

                                 Hommage à Ouattara et Bédié

Cela dit, c’est en fils reconnaissant, que Jeannot Ahoussou-Kouadio s’est tourné vers ses parents pour leur demander un standing ovation pour le Président de la République, Alassane Ouattara, grâce à qui il vit aujourd’hui « Chers parents je voudrais vous inviter à travers cet hommage que vous rendez de nous tourner tous vers le président Alassane Ouattara. L’hommage que vous me rendez, c’est un hommage familial, mais si je suis aujourd’hui devant vous en train de parler physiquement, c’est grâce au Président Alassane Ouattara qui lorsque je suis tombé malade a veillé sur moi comme un grand frère veille sur son petit frère. Je voudrais que nous tous nous nous levons pour faire un banc pour le président Alassane Ouattara pour ce qu’il a fait pour moi… », a-t-il appelé avant d’ajouter « J’insiste, il faut rendre hommage au Président Alassane Ouattara. Oui, j’ai été Ministre, Ministre d’Etat, Ministre de la justice, Premier Ministre, mais il faut bien quelqu’un qui te pousse. C’est le Président Alassane Ouattara qui m’a toujours poussé à travers l’entente cordiale fraternelle qu’il y avait entre lui et le président Henri Konan Bédié. C’est ça qui m’a amené à être ce que je suis aujourd’hui. Ayons donc une pensée affective pour le président Henri Konan Bédié. Et que l’entente que nous avons toujours souhaitée puisse rapidement s’opérer entre le Président Bédié et le Président Ouattara pour la paix définitive, la paix durable en Côte d’Ivoire. »

                   Plusieurs projets en vue pour N’Gban-Kassé

A l’initiative du regroupement des villages appelés aujourd’hui N’Gban-Kassè, Jeannot Ahoussou de rappeler la motivation profonde qui l’animait en cette année 1999 « Dans ma philosophie de vie je suis pour ce qu’on se regroupe pour qu’on se mette ensemble. C’est ensemble qu’on peut bâtir un village, c’est ensemble qu’on peut bâtir une famille, ensemble qu’on peut bâtir un pays. Dans la division on n’a jamais pu faire quoi que ce soit… », a-t-il souligné rendant hommage à des ainés qui ont cru en son projet et qui l’ont accompagné « La preuve on a regroupé le village, le village a été créé administrativement en 2005. De 2005 à 2022 aujourd’hui regardons le parcours ce que nous avons pu faire : électrification de N’Gban-Kassè ; château d’eau N’Gban-Kassè, collège N’Gban-Kassè, construction de 3 nouvelles salles de classe à Gbangbossou ; ambulance au dispensaire de Gbangbossou ; construction de logement pour le directeur d’école de Gbangbossou et aujourd’hui vous m’avez demandé le marché dans vos doléances. Considérez que le marché de N’Gban-Kassè sera construit. J’ai obtenu du District d’Abidjan un financement pour réaliser le marché de N’Gban-Kassè.

Oui vous avez formulé des doléances, les doléances de la population je dirais c’est un livre blanc ; le foyer polyvalent, l’électrification de la voie Agbakro-Gbangbossou ; oui on va le faire dès que je rentre on va le faire… », a-t-il laissé entendre à la grande joie des populations avant de répondre favorablement séance tenante aux doléances des femmes à savoir 3 tricycles, 5 atomiseurs, 6 machines à coudre, 5 broyeuses, des produits phytosanitaires qui ont été livrés pour un coût de 6 millions de nos francs. Aussi, le patron de la Chambre haute du parlement ivoirien a fait savoir les démarches entreprises à l’endroit du projet 2pai-bélier pour l’aménagement de bas-fonds à N’Gban-Kassè.

            Appel à l’union, a la cohésion et à l’entente des cadres

Ces projets évoqués, les dons faits, en qualité d’ainé et d’illustre cadre de la Région, Jeannot Ahoussou-Kouadio a lancé un vibrant appel à ses frères et sœurs cadres. Un appel à la fraternisation, à l’unité, à la cohésion et à l’amour entre frères et sœurs. Le faisant, il a salué le corps préfectoral, les chefs traditionnels pour leur encadrement « Entendons-nous ! Quand on vit ensemble on se nuit mais cherchons à nous nuire le moins possible. Tu ne peux pas vivre sans nuire, mais cherchons à nuire le moins possible parce qu’à la fin de la vie, c’est irréversible la terre sur laquelle nous marchons sera le toit de notre dernière maison.

Et j’en appelle à la solidarité de tous les cadres. Les cadres du N’Gban-Kassè, les cadres du N’Gban, des Sous-préfecture de Raviart, Tié-N’diéKro ; je dirais les cadres de tout le département de Didiévi. Regardons vers ce qui peut nous amener à porter un peu de bonheur à nos parents. Si parmi nous c’est Séraphin qui est le plus apte le plus habile, le plus agile à monter sur cet arbre-là accompagnons Séraphin pour qu’il monte. Si c’est Casimir qui est plus rapide à traverser une rivière en marchant sur nous, accompagnons-le pour qu’il traverse la rivière pour qu’il veille sur nous. () Et je voudrais dire quand on dit un cadre, le cadre c’est celui qui est à même de venir aider ses parents à s’organiser ; aider les parents à créer des coopératives ; à les accompagner sans attendre que l’Etat ne vienne les organiser () Le cadre ce n’est pas celui qui vient avec les voitures parader tous les week-ends et puis il s’en va… », a-t-il indiqué de clore par ceci « Le cadre ce n’est celui qui dénigre pour dénigrer ; la critique doit être positive, pas une critique destructive.

Je voudrais, m’adressant aux cadres, dire un peu de cohésion entre nous ; un peu d’humilité entre nous. Regardez le doyen Angaman il a été toujours là avec nous. Nous autres je vous le dis on commence à prendre de l’âge. Ce n’est pas sûr qu’on puisse continuer. C’est parce que les Léon Koffi, Ahoussou Koffi, Attoungbré Joseph, Angaman ont créé un cadre bien ordonné, bien pacifique, c’est pour cela que nous on a pu s’épanouir. Nous avons donc la responsabilité de recréer ce cadre. Donc que les cadres se rendent disponibles pour qu’on les entraine pour qu’ils puissent marquer les buts ; les buts c’est le développement. Le plus grand chasseur qui a le fusil le plus perfectionné s’il n’a pas de munitions, il ne peut pas tuer le buffle, l’éléphant. Les munitions c’est vous les cadres ; le fusil, c’est nous. Donc venez pour qu’on vous mette dans le fusil pour que vous tuez la pauvreté, vous tuez la misère et que vous apportiez le développement. »

Eugène YOBOUET

Content created and supplied by: Eugy_Yobouet (via Opera News )

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