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Coup d’Etat au Burkina : ce que la société civile va faire le 12 février

La Cedeao s’est réunie virtuellement ce vendredi 28 janvier 2022 pour évoquer le coup d’Etat au Burkina Faso. Elle a décidé de la suspension du Burkina de ses instances et a  demandé la libération de Roch Marc Christian Kaboré renversé par un putsch militaire. Elle a prévu se réunir le 13 février 2022, à accra pour réapprécier la situation au Burkina Faso. En prélude à cette réunion, la société civile burkinabé, en phase avec les militaires, qui s’est réunie également ce même vendredi 28 janvier 2022. Vent debout contre la Cedeao  La coordination populaire d’organisations de la société civile a apporté son soutien aux militaires du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR). « Notre objectif, c’est non seulement de lui témoigner notre solidarité pour déjà les lignes qu’il a tracées, mais également, c’est une mise en garde pour dire nous avons quitté très loin et qu’il y a eu des insuffisances, d’ailleurs ce sont ces insuffisances qui ont permis à ce que le régime de Roch Kaboré tombe et qu’il doit travailler à ce que ces insuffisances ne reviennent pas » a-t-elle déclaré, comme le rapporte notre confrère Burkina 24. Qui note également un message de cette société civile pour la Cedeao. 

« Au regard de ses prises de position, nous la (CEDEAO) mettons en garde sur d’éventuelles sanctions qu’elle pourra imputer non seulement au MPSR mais également au peuple du Burkina Faso. A ce titre, l’initiative populaire des organisations de la société civile du Burkina Faso pour l’unité nationale condamne avec la dernière énergie la prise de position de la CEDEAO et appelle tout Burkinabè intègre et patriote à une manifestation populaire et généralisée le 12 février 2022 sur toute l’étendue du territoire national pour témoigner la ferme solidarité du peuple burkinabè au MPSR », a martelé Hervé Ouattara, non sans ajouter « Ce qui est arrivé au Burkina Faso aujourd’hui a été voulu par l’ensemble des Burkinabè. Bien vrai que c’est l’armée qui a pris la tête mais il faut d’abord que le Burkina existe, il faut d’abord que le peuple burkinabè puisse exister pour qu’il y ait l’armée. Donc l’action de l’armée c’est l’action de l’ensemble des 22 millions qui composent le Burkina Faso. La Cedeao n’est qu’une organisation comme toute autre, donc nous, on ne s’identifie pas à la Cedeao. Quand nos déplacés internes se gonflaient, où était la Cedeao ? quand on avait des orphelins, où était la Cedeao ? quand nos frontières se fermaient, la Cedeao faisait quoi en ce moment ? », A-t-il demandé ».

 

Tché Bi Tché

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Content created and supplied by: NISSIANAELLE (via Opera News )

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