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Burkina: Barthélemy Simporé ministre des Armées « Tout est sous contrôle nous suivons la situation »

Que se passe-t-il au Burkina Faso ce dimanche 23 janvier 2022 ? C’est la question que l’on se pose si l'on se fie aux témoins qui ont signalé des tirs à l'arme automatique et à l'arme lourde dans différentes casernes du pays. A Ouagadougou, la capitale, des coups de feu nourris étaient entendus au camp du Général Baba Sy et au camp Sangoulé Lamizana où sont détenus des prisonniers militaires dont le Général Diendéré.

A l’intérieur du pays notamment à Ouahigouya et à Kaya des incidents similaires sont également signalés. Mais il est bon de signaler que ces fusillades dans différents camps militaires interviennent dans un contexte extrêmement tendu aux lendemains de grandes marches de protestations dans le pays qui ont été dispersées à coup de gaz lacrymogènes. Depuis quelques jours, les autorités ont décidé de restreindre l’accès à internet notamment les réseaux sociaux pour des raisons sécuritaires.

Le Burkina Faso comme le Mali et bien d’autres États de la zone sahélo saharienne fait face à de récurrentes attaques terroristes qui font régulièrement des victimes tant au niveau des populations civiles que des forces militaires prises dans des embuscades.

L'une des attaques qui aura créé l’émoi et l’émotion dans tout le pays et surtout un gros malaise au sein des forces armées burkinabè, reste l’attaque du camp de gendarmerie d'Inata survenu en 2021. 

Le 14 novembre, des hommes armés ont pris d'assaut le poste de gendarmerie d'Inata, dans la province du Soum, au nord du pays tuant plus d'une cinquantaine d'hommes. Par ailleurs, les gendarmes d'Inata seraient morts le ventre vide car ils attendaient un ravitaillement depuis près de quinze jours. Le Président du Faso Roch Kaboré avait « promis de faire la lumière, sur ces dysfonctionnements ».

« Il y aura des sanctions exemplaires pour les responsables des dysfonctionnements relevés à Inata » avait il fait savoir dans une adresse à la nation aux lendemains de cette attaque avant de préciser « que l'armée ne saurait souffrir encore de tels manquements ». Après cette attaque, la colère était perceptible dans les rangs de la grande muette.

Visiblement très remonté, le Président du Faso avait opéré des changements à la tête de certaines unités d’élite et demandé un rapport sur cette attaque d'Inata. Il rejettera quelques jours plus tard le rapport de l'Inspection générale des armées qui pour lui ne présentait pas « assez d'éléments pour situer les responsabilités des uns et des autres, dans la chaîne de commandement. » Le chef de l'État avait aussi estimé qu'il restait « trop de zones d'ombre ».

Les soldats burkinabè ont-ils choisi de se faire entendre pour réclamer plus de moyens ? Y a-t-il un gros malaise au sein de l’armée burkinabè ? La hiérarchie est elle en phase avec les hommes de troupes ? 

 Il y a quelques mois des organisations de la société civile avaient demandé à travers des manifestations de rue la démission du président Roch Marc Christian Kaboré. 

Le ministre des armées et des anciens combattants, le Général Barthelemy Simporé dans une apparition sur la télévision nationale RTB a indiqué que les incidents étaient circonscrits et se limitaient à quelques casernes. Par ailleurs, il a indiqué que la hiérarchie militaire était en contact avec les meneurs de ces événements pour comprendre les motivations de leur action. 

Content created and supplied by: SGB78 (via Opera News )

Burkina Faso Général Diendéré

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