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Le probléme lié aux putschs en Afrique, c'est la gestion des États: le cas du Burkina Faso

Tel un virus qui se répand, les crises militaro-politiques se font de plus en plus voir ces dernières années en Afrique. Des coups d'État qui volent l'honneur et la paix des pays, qui changent tout le système de gestion de l'État, qui plonge dans l'inquiétude tout citoyen soucieux d'un retour incertain de la paix. En Afrique de l'ouest, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso ont récemment connu des putschs. Les présidents de ces différents pays se sont vu arracher le pouvoir par la force. Il y a certainement des raisons pour lesquelles ces militaires sortent les chefs d'État de la sorte.

Malheureusement, ces réccurents putschs n'ont jamais donné un coup de pouce à la démocratie. Au contraire, ils portent un coup d'arrêt au processus de la démocratisation en cours. On est donc tenté de croire qu'un coup d'État en Afrique équivaut à "ôte-toi de là pour que je m'y mette". Au Burkina, certains gens qui voulaient marcher pour soutenir le Mali ont été empêchés. Roch Kaboré a été démocratiquement élu dans les urnes. C'est cela la démocratie. Certains gens ont juste une mauvaise interprétation de la démocratie. Pour eux, une fois que l'on n'est pas content de la gestion du président, alors, il faut le renverser. Lorsqu'on analyse de près les crises en Afrique, surtout le cas du Burkina Faso, on peut dire que les putschs sont liés à une moins bonne gestion du pouvoir, à l'abus de force et à une volonté de rester impassible face à l'impérialisme occidental.

Certaines personnes parlent d'absence de démocratie mais tout dépend de l'explication qu'on donne à ce mot. Si un président est élu par le peuple, c'est de la démocratie car en Afrique, aucun peuple n'impose des dirigeants. Juste après l'occupation de la présidence, les actions du chef d'État sont celles-là qui déterminent sa durée au pouvoir.

En prenant le cas du Burkina Faso, les populations se plaignent du manque de réaction du président Kaboré face à la menace djihadiste. Il a promis de prendre soin de son peuple mais apparemment, il n'agit pas dans le sens du bonheur des citoyens burkinabé. Pour l'activiste Koumsongo Mohamed Auguste, leader du mouvement "sauvons le Burkina", le président Kaboré n'a pas fait honneur à son pays en participant aux sanctions de la CEDEAO contre le Mali.

Lorsque tout va bien sur le plan politique, économique et social, il n'y a pas lieu de faire un coup d'État. Mais si les populations se sentent abusées par le chef d'État démocratiquement élu, cela suscite des soulèvements qui conduisent à un putsch. L'Afrique a besoin de se développer, mais pour que cela soit une réalité, il faut que la démocratie qui conduit un président au pouvoir soit suivie d'une bonne gestion, une gouvernance équitable qui met le peuple dans de bonnes conditions.

Content created and supplied by: Soldatduciel (via Opera News )

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