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PPA-CI / Qu'est-ce qui ne va pas dans le parti de Gbagbo ?

Alors qu'on était pratiquement à la fin du processus de l'élection des présidents de la ligue des jeunes et de celle des femmes, deux structures majeurs dans le fonctionnement du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), les 14 et 15 avril, le comité de contrôle a appelé à l'annulation de tout le processus en raison de " graves irrégularités". Obligeant, du reste, le Président Gbagbo, président du parti, a nommé des intérimaires pour préparer ces échéances reporter sine die.

Cependant ce qui aurait pu apparaître comme un épiphénomène s'est transformé en rumeur d'instabilité depuis la sortie d'un certain stive Biko, un cyberactiviste pro- Gbagbo. Une sortie au vitriol dans laquelle il dénonce la guerre de positionnement au niveau de la direction du parti qui entrave le bon fonctionnement de la toute nouvelle tête de gondole de la gauche ivoirienne. Une sortie à laquelle la direction a dû réagir pour contrer la rumeur.

Qu'est-ce qui ne va pas dans le parti de Gbagbo ? A peine un an après sa création, il présente déjà les éruptions d'une crise d'adolescence. "Nous avons tenté de travailler à partir des fédérations et des sections de de l'ancien FPI. Malheureusement avec la séparation d'avec certains camarades, même si nous avons conservé l'écrasante majorité des militants, il fallait mettre à jour les données avant d'engager d'éventuelles élections internes. " A relevé un cadre du parti pour justifier les irrégularités constatées par l'équipe d'Amon Agoh Marthe.

Pour l'honorable Dago Auguste, député EDS de la circonscription de Hiré-zegoh, il est inutile de donner dans la surenchère. Étant entendu que la vitalité d'un parti se mesure aussi à ces genres de soubresauts. Et ceux d'en face ne sont pas mieux lotis." Il n'y a pas de guerres de positionnement au PPA-CI. Cependant les responsabilités peuvent être telles que ceux qui sont commis à certaines tâches peuvent tâtonner. Et ça, ce n'est pas une question de guerre de positionnement." Déclare-t-il. Son regard sur l'agaçante décision du comité de contrôle se veut, par ailleurs, plutôt optimiste. "Les structures du PPA-CI concourent à l'efficacité du parti. Chaque structure a des attributions. Si ces attributions sont correctement respectées, ces organes devraient nous amener à avoir un parti bien structuré, bien organisé. Le comité de contrôle est donc dans son rôle qui est de veiller à l'application des textes du parti, de rappeler tout le monde à l'ordre. Et nous ne pouvons que nous accomoder à ses exigences."

Et lorsqu'on veut mettre ces bisbilles sur le compte de l'éclatement pour le moins spectaculaire de la Gbagbosphère, le jeune député tranche dans le vif."La lutte politique de la gauche en Côte d'Ivoire a une tête, a un visage, a un nom. Il s'agit de Laurent Gbagbo. C'est en lui que tout le monde a cru. Que ce soit Simone ou Affi, ils étaient tous derrière lui. Je ne comprends pas qu'il soit encore là et que des gens puissent être réorientés ailleurs. On ne peut que suivre Laurent Gbagbo. Cet éclatement n'y change rien. Son leadership n'est en rien entamé. Ce sont justes les circonstances qui ont évolué."

De quoi rassuré les militants de la maison bleu cyan.

Emmanuel Fofana

Content created and supplied by: Emmanuelfofana (via Opera News )

Président Gbagbo

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