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Côte d’ivoire / Cherté de la vie : le péage de Bassam ou le symbole de la résistance du consommateur

Après quelques semaines d’utilisation à blanc, le péage de Bassam a été officiellement ouvert à la tarification ce vendredi 24 juin 2022 par le ministre en charge de l’entretien routier, Amédée Kouakou. L’ouvrage dont le coût de réalisation avait été jugé excessif, suscite à nouveau la grogne de la population depuis la publication des tarifs au péage.

 

Les célébrations et animations lors de son ouverture à la tarification, ont vite cédé la place aux plaintes des usagers. Dans ce contexte de crise alimentaire mondiale, du fait de la guerre en Ukraine et d'une pluviométrie limitée, qui a occasionné la baisse du pouvoir d’achat, les ivoiriens comprennent difficilement les éléments qui ont milité dans la fixation de ces prix. Les plaintes et dénonciations de cette tarification jugée excessive ne se sont pas fait attendre. Et comme c’est le cas depuis un moment, elles sont parties des réseaux sociaux.

Les tentatives de justifications d’experts et de certains cyber activistes n’ont évidemment pas convaincu. C’est pourquoi, persuadé que le gouvernement ne reviendrait pas sur sa décision, un appel à l’utilisation de l’ancienne route avait été lancé. Si les uns avaient minimisés le mouvement, estimant que les ivoiriens ne luttent que derrière leurs claviers et écrans de smartphones, ils ont vite fait de revoir leur position.

Bassam étant une commune balnéaire, les week-end, elle accueil du monde et donc un flot de véhicules. L’autoroute, devenu le tronçon par excellence à cause du temps qu’il faisait gagner, était particulièrement vide. Pendant que le poste à péage sonnait creux, ce sont des files monstrueuses de voitures qu’on enregistrait sur l’ancienne voie. Entre le gain de temps et la préservation de leur bourse, les ivoiriens auront choisi leur portefeuille déjà mis à mal par la cherté de la vie. Une solidarité rarement observée face à la pression fiscale.

Est-ce le début de la prise de conscience du pouvoir qu’ils disposent pour faire reculer le gouvernement sur certains dossiers ?  Ce sont-ils aperçus que lorsqu’ils sont unis, les montagnes peuvent bouger sous la pression ? Le mouvement s’étendra-t-il dans le temps jusqu’à obtention de la baisse des prix ? Autant d’interrogation qui connaitront leur réponse avec le temps. Cependant, une chose est sûre, c’est que les ivoiriens démontrent par ce désert constaté au péage de Bassam que leurs finances ont été assez éprouvées et qu’il est temps que le slogan de Président Ouattara, "La Côte d’Ivoire Solidaire" soit une réalité.

Content created and supplied by: Donald_TK (via Opera News )

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