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Opération coup de poing : les sanctions sont tombées contre les personnes épinglées à la santé

Le ministre de la Promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption, Epiphane Zoro Bi Ballo, avait  relevé le jeudi 09 décembre 2021 à Abidjan, lors d’un point presse conjoint dans le cadre de l’Opération “Coup de poing”, que quatre formes de corruption minaient le secteur de la santé. « Les formes de corruption constatées se déclinent en quatre formes, notamment la facturation de soins réputés gratuits dans les établissements publics sanitaires, le détournement des patients des voies normales vers des cliniques privées, le trafic illicite de poches de sang et le conflit d’intérêt et abus de fonction avec trop perçu », avait déclaré le ministre et magistrat Zoro Bi. Il se prononçait au terme de plusieurs missions d’investigations, menées dans 14 structures sanitaires dont 11 publiques et trois privées et qui avaient permis d’épingler une quinzaine de personnes dans le cadre de cette opération.

En réaction le ministre ivoirien de la santé de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, Pierre Dimba avait indiqué ceci « on va se saisir de ce dossier pour que des mesures rigoureuses soient prises pour arrêter ce cancer. Ce qui vient d’être fait, nous donne l’occasion d’agir. Cette situation ne restera pas impunie ». Promesse a donc été tenue avec les sanctions administratives prises ce jour contre les personnes épinglées.

L’inspecteur général du ministère de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption, Goli Bi Irié Mathurin, a annoncé que des mesures disciplinaires ont été prises pour sanctionner ces personnes mises en cause et reconnues coupables dans le cadre de la lutte contre la corruption et des infractions assimilées, dans le secteur de la Santé. « Après le rapport des inspections générales des ministères de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption et de la santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, des mesures disciplinaires ont été prises pour sanctionner les mis en cause reconnus coupables », a signifié Goli Bi Irié Mathurin au cours d’un point de presse. Il avait à ses côtés, le  Dr Ablé Ekissi, inspecteur général du ministère chargé de la Santé.

Ainsi, l’on retiendra qu’au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Cocody, « un ambulancier reconnu coupable de détournement de malade vers une clinique privée, a été mis à la disposition de l’ANEHCI-LMO, une structure de recrutement, avec suspension de toute activité hospitalière ». Par ailleurs, un infirmier Diplômé d’Etat (IDE), major du service d’hospitalisation médecine, à l’hôpital général de Koumassi a été reconnu coupable de vente parallèle de médicaments à son propre compte. Il a été suspendu pour trois mois avec incidence financière.

En ce qui concerne le directeur du Centre Hospitalier Régional d’Abobo, reconnu coupable de manque de leadership ayant occasionné « le détournement des paiements des frais d’hospitalisation, de manque de dispositifs d’accueil et du non-respect des mesures de la gratuité ciblée », il a tout simplement été relevé de ses fonctions. Il n’est pas seul à écoper de sanctions dans cette structure sanitaire. Des responsables « des services de gynécologie obstétrique, de laboratoire de biologie, du bloc opératoire et de l’accueil » de ce CHR seront remplacés.

Les services du ministre Dimba ont également ‘’frappé’’ à la formation communautaire de Port-Bouët 2. Dans cette structure de santé, un médecin a été reconnu « coupable de prescription abusive et d’utilisation de circuits parallèles d’examens de laboratoire et de détournement de patients » et a été suspendu de l’exercice de sa profession pour une durée de trois mois. Le président du Conseil d’administration de l’AGEFOSYN de Niangon à Yopougon a également été reconnu coupable de surfacturations, il a écopé d’un avertissement.

Aux dires de l’inspecteur Goli Bi Irié Mathurin, ces  sanctions ont été prises au regard  de la gravité des faits commis, il n’écarte pas  l’éventualité de sanctions pénales qui pourraient s’ajouter à ces sanctions administratives. En outre, il a signifié que « les auditions, confrontations et attestations de preuves se poursuivent pour certains mis en cause dans d’autres établissements sanitaires ».

 

Content created and supplied by: SGB78 (via Opera News )

pierre dimba

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