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Résurgence des coups d'Etats en Afrique de l'Ouest : Gbagbo réagit sévèrement

La sous-région ouest africaine est secouée par une vague de coups d'État militaires. Après le Mali en 2020, la Guinée-Conakry en 2021 et le Burkina Faso depuis lundi, on compte désormais trois pays de l´Afrique de l’Ouest qui sont désormais gouvernés par des militaires. Un constat qui a fait réagir Laurent Gbagbo ce jeudi 27 janvier.

Sur cinq pays voisins à la Côte d’Ivoire, trois sont désormais gouvernés par des soldats à la suite de coups de force. Devant ces trois putschs en près d'un an, Laurent Gbagbo n'a pas manqué de s'exprimer sur le sujet lors de la célébration des 100 jours de la création du Parti des Peuples Africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI).

Pour l’ancien président ivoirien, un gouvernement est légitime et crédible lorsqu’il travaille pour le plus grand nombre. « Nous voyons aujourd'hui, dans la sous-région, la résurgence des coups d'États mais à l'intérieur même du pays, en dehors de la résurgence des coups d'État, nous voyons des façons de gouverner qui ne conviennent pas au plus grand nombre. C'est pour le plus grand nombre qu'il faut qu'un pouvoir travaille. On n’est pas assuré de réussir à chaque fois mais on doit faire ce travail pour le plus grand nombre », a-t-il laissé entendre.

« Confisquer les biens du peuple pour un petit groupe, c'est contre ça que nous nous battons. Confisquer les idées du peuple pour un petit groupe, c'est contre ça que nous nous battons. Nous nous battons pour que le plus grand nombre Pour qu’ils aient droit à la parole, au pain et à l'eau. Voilà pourquoi nous sommes toujours en mouvement. Voilà pourquoi nous sommes continuellement persécutés mais que nous continuons toujours le combat parce qu'il n'y a pas plus grand combat que celui-là », a-t-il également souligné lors de son adresse.

Faut-il rappeler qu'au Mali, ce sont les élections législatives aux résultats contestés qui avaient entraîné en 2020 la chute du président Ibrahim Boubacar Keita, qui était accusé de favoriser son entourage pour l'obtention de postes et de contrats.

En Guinée Conakry, l’autoritarisme et le troisième mandat impopulaire du président déchu Alpha Condé avaient suscité un fort ressentiment parmi la population. Ce qui a permis au Colonel Mamadi Doumouya et à ses hommes d’agir.

Récemment au Burkina Faso, les putschistes rassemblés sous la bannière du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) ont affirmé avoir agi au nom de la souveraineté nationale pour répondre à l’exaspération des différentes couches sociales de la nation face à un dirigeant jugé incapable de mettre fin à la dégradation continue de la situation sécuritaire.


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