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Non, l’Afrique ne refuse pas le développement, mais pire, elle ne connait pas le développement.

Non, l’Afrique ne refuse pas le développement, mais pire, elle ne connait pas le développement.

En qualité d’acteur dans le domaine du développement du point de vue de l’anthropologie politique, l’un des ouvrages véritablement marquant de la réflexion sur la question concernant le continent noir, est indubitablement, celui de la sociologue camerounaise Axel Kabou : Et si l’Afrique refusait le développement.

Très tôt, dans le cadre des recherches documentaires de ma thèse sur l’alternative du développement solidaire et responsable, comme voie de l’âge d’or du continent noir ; mon objectif fut de poser le distinguo entre « refuser » et « connaître ». A notre sens, on ne peut parler de refuser pour un homme ou une femme, donc un être humain, que dans le cadre d’une action posée en connaissance de cause.

Or, tous les indicateurs portent à l’évidence que 99,99% de formatés qui parlent de développement à tout bout de champ en ce monde, et particulièrement sur le continent noir, n’en ont qu’une perception d’ordre notionnelle, et encore !

Autrement, expliquez-moi pourquoi, en dehors des références aux idéologies et autres approches du développement outre atlantique, nul intellectuel, je dis bien nul intellectuel de ce continent n’a produit une théorie politique devant engendrer le développement. 

Déjà que le concept de « politique » est très controversé dans sa perception, celui de développement l’est davantage. Je sais que cette plateforme est visitée par des intellectuels, aussi voudrais-je d’emblée revenir sur mon affirmation pour préciser qu’à la faveur de la recherche documentaire de mon travail sus cité, en termes de théories politiques, je dirais mieux, de tentative d’élaboration de théorie politique sur le continent noir, j’ai retenu trois ouvrages que sont : « le consciencisme » du Dr KWAME N’kruma,  Humanisme in Zambia and guide to its implementation, du Président Kenneth Kaunda, et le petit livre vert du Président Kadhafi.

Une lecture analytique et comparative permet de se rendre à l’évidence que le premier cité est en fait une relecture du Kapital de Marx, adaptée aux réalités du Ghana, le second n’est qu’adaptation contextualisée de la politique de l’économie planifiée d’obédience léniniste. En ce qui concerne le troisième, il se trouve être davantage une compilation de constats et émotions que de réflexion d’ordre épistémologique à tout le moins.  

Il se trouverait sans nul doute de nombreux sachants dans le domaine pour me reprocher de n’avoir pas cité Cheikh Anta Diop. Qu’ils se tranquillisent, car pour quelqu’un qui en fut le disciple depuis le jeune âge jusqu’à la soixante aujourd’hui, et qui a fait de Nations nègres et cultures son livre de chevet ; la contribution de celui qui reste à ce jour, pour moi, le plus grand intellectuel du continent noir, aura mis son dévolu à éveiller en l’homme noir. Dans toute la production immense de cet érudit en termes de publication, ce qu’il y a de fondamental, c’est sa conviction que loin d’être le dernier, l’homme noir est plutôt le premier contributeur à la civilisation dite moderne et technologique.

Quoique lui témoignant une reconnaissance à vie, nous ne serions donner dans le sentimentalisme d’un sujet, celui relatif à la théorie politique supposant clairement exposés, les trois ordres fondamentaux de toute théorie politique, à savoir : le territoire, la population, l’Etat.

C’est d’ailleurs sur cette base d’approche qu’au terme de l’analyse de contenu de son ouvrage Le Prince, j’ai pu déclarer que Nikola Machiavel n’est pas un génie politique, mais qu’il en est juste une sorte de chroniqueur. 

Car en effet, pour parler de théorie politique, non seulement il faut en envisager les trois composantes ci énoncées, mais aussi et surtout, il importe d’en édicter à la fois les orientations, mais les interactions au sens de la politique en son étymologie de « gestion de la cité ».

Qu’entendre par « gestion de la cité » en sa résultante, sinon, l’accès au développement ? Alors justement qu’est-ce que le développement ? 

Faites un test là où vous êtes et vous vous rendrez compte que la perception n’ en est pas aisée, ni chez le citoyen Lambda, ni chez ceux et celles qui président aux destinées des communautés et des .peuples . Et vous comprendrez pourquoi, sous nos tropiques, la littérature n’est pas la passion de nos leaders et décideurs.

Sur la définition du développement, vous verrez certains en privilégier l’aspect économique, d’autres l’aspect social. Et d’ailleurs la cristallisation du débat Droite-Gauche, ou encore socialistes-Libéraux n’en est-il pas l’illustration à l’échelle mondiale ?

Vous comprendrez pourquoi, de façon unanime, les thèses en ce monde finissent par adopter que Droite ou Gauche, chaque politicien, chaque régime politique abuse le peuple en lui promettant « la qualité de la vie ». Or l’homme ne saurait être réduit à vivre, d’une vie végétative tel un palmier ou un rat !

Le vrai développement qui rime avec les dispositions ontologiques de l’humain individu, et anthropologiques des peuples ; c’est accéder à « la qualité d’existence » en mettant en œuvre tout le processus devant faire de chacune et de chacun, non plus un sujet, mais un acteur de l’information, de la formation et de la transformation du territoire, de la population et de l’Etat.  

A bon entendeur… le vieux Prophète Jonas des temps modernes assisté du jeune Prophète Moïse des temps modernes vous disent à très bientôt… Pour d’autres thèmes autrement plus positivement décalés les uns que les autres… Le tout pour l’objectif de l’âge d’or du premier continent pour l’ère de la sainte montagne prophétisé en ISAIE 19

Content created and supplied by: Adiandjef (via Opera News )

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