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Plainte contre KKB pour viol : voici ce qui coince (3)

Enfin, quelques sources au sein du Tribunal d’Abidjan acceptent de s’ouvrir. Elles révèlent que la plainte de l’artiste Sophie Dencia contre le ministre Kouadio Konan Bertin (KKB), a été renvoyée par le Parquet d’Abidjan pour renseignement. Et ce, en raison des insuffisances de preuves. En effet, expliquent nos sources, les enquêtes pour viol sont délicates. « La principale difficulté réside dans le rassemblement des preuves. L’infraction pourrait être soit insuffisamment caractérisée ou ne pas l’être, mal caractérisée ou absente, c’est-à-dire qu’il n'y avait pas assez d'éléments pour poursuivre la procédure. Comment prouver qu’il n’y a pas eu consentement ? », précisent nos sources au Tribunal. Toujours selon nos sources, l’absence de preuves, explique la multiplication de classements sans suite ou des procédures qui n'aboutissent pas. C’est tout le sens de la vérité judiciaire, différente de la vérité. La plaignante pourrait avoir été effectivement violée. Mais cela n’a pu être prouvé.

La relation entre le ministre KKB et sa collaboratrice Sophie Dencia n’était-elle pas consentie ? Le ministre a-t-il agi avec violence, contrainte ou menace ? Comment le prouver six (5) mois après l’infraction ? Dans le cas précis, en cas d’absence de preuves, la présomption d’innocence prévaut comme le recommande la procédure pénale. Autrement exprimé, le doute profitera au ministre KKB. Toutefois, cela ne marque point la fin de l’action judiciaire. La plaignante Sophie Dencia peut déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile pour obtenir la désignation d'un juge d'instruction. Nos sources ne peuvent cependant affirmer avec exactement les services spécialisés en charge dudit dossier. Un procès aux termes de cette enquête éclairera l’opinion. Pour les deux parties, il n’est point erroné d’affirmer qu’elles se sont engouffrées dans une alchimie. C’est un coup de poker pour la plaignante Sophie Dencia, également poursuivie par son présumé bourreau pour diffamation et escroquerie. Elle encourt au moins cinq (5) ans d’emprisonnement.

Quant au ministre KKB, cette affaire de viol reste une ombre au tableau de cet homme politique qui rêve de goûter un jour aux délices du fauteuil présidentiel. Il joue sa carrière politique. Seul un acquittement pourrait redorer son honneur et lui donner les coudées franches pour se repositionner sur la scène politique. En cas de condamnation, il encourt vingt (20) ans d’emprisonnement. Même en cas de classement sans suite du dossier pour défaut de preuves, nul doute que cette affaire de viol pendra au nez du ministre et s’érigera en une épée de Damoclès sur sa tête. Vivement le communiqué de presse du procureur de la République, Adou Richard est attendu à la fin de l’enquête. Justement, à quand la fin de cette enquête ?

 

Cyrille NAHIN 

Content created and supplied by: S_carmone (via Opera News )

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