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Chronique / "Suivez mon regard": l'aîné et le benjamin ont posé un gros lapin au cadet à Yakro

Ils nous avaient donnés l'image d'une famille soudée, unie, ayant réussi à surmonter leurs divergences. Ils nous avaient montrés qu'ils étaient désormais en odeur de sainteté, qu'ils avaient pu mettre de côté leurs égos, en lavant le linge sale en famille, le 14 juillet dernier; un vrai miracle quand on sait que chacun d'entre eux, avait un contentieux à régler avec l'autre.

Eux, ce sont l'aîné, le cadet et le benjamin. L' espoir qu'ils avaient suscité ce jour-là, était à la dimension des déchirements sociaux dont ils s'étaient collectivement rendus coupables. On avait pensé que la page des méfiances, des rancœurs, des animosités et bagarres fratricides était désormais derrière nous et qu'on entrait dans une nouvelle ère de concorde, de cohésion, de collaboration franche et de paix.

Ils nous devaient bien ça, l'aîné, le cadet et le benjamin; après toutes ces calamités, ces souffrances endurées à cause d'eux, toutes ces années. Apparemment, c'était trop beau pour être vrai! On n'aurait pas dû se fier à ces larges sourires, à ces fameuses accolades, à ces chaudes poignées de mains, à ces photos ne reflétant guère la réalité de l'état des cœurs, à ces engagements à se retrouver régulièrement et à travailler en bonne intelligence, dans l'intérêt supérieur de la nation.

Annoncés en grandes pompes à la célébration de l'indépendance à Yamoussoukro aux côtés du cadet, l'aîné et le benjamin ont plutôt brillé par leur absence. Ils l'ont "mis sur petit vélo"; un gros lapin posé au moment où on s'y attendait le moins. C'est assurément la fausse note de la fête de l'an 62 de notre pays, dans la capitale politique. Qu'est-ce qui n'a pas marché encore? Est-ce un problème de promesses non-tenues par le cadet, qui a poussé l'aîné et le benjamin à dribler tout le monde de la sorte? Et dire qu'on jubilait de croire que nous étions sortis de l'auberge. Que l'aîné, le cadet et le benjamin rectifient au plus vite le tir, en considérant le rendez-vous manqué de Yamoussoukro comme un incident de parcours. Ce couac ressenti comme une trahison doit être vite oublié. La Côte d'Ivoire qui a assez souffert, ne mérite pas ça! Non, s'il vous plaît, arrêtez ça! Apparemment, toutes ces années de mésentente les ont épuisés. N'est-il pas temps pour eux de prendre leur retraite politique? Et si les partisans du passage de témoin à une nouvelle génération avaient finalement raison? Suivez mon regard...

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benjamin

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