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Opinion / Et de 3 en moins de 2 ans ? Expansion des pouvoirs militaires dans la CEDEAO, à qui la faute ?

Le peuple Burkinabè s'est réveillé ce lundi 24 janvier 2022 avec l'arrestation du Président Roch Christian Kaboré par des militaires qui, depuis quelques jours manifestent des mécontentements vis-à-vis du pouvoir. Cette arrestation du Président Kaboré qui ressemble à un coup de force va-t-elle grossir la liste des pouvoirs militaires dans l'espace CEDEAO ? En cas de confirmation de la prise du pouvoir par les militaires, la CEDEAO va-t-elle encore mettre le Burkina Faso sous embargo ? Vu les sanctions déjà prises à l'encontre de la junte militaire au Mali et qui semblent ne pas faire reculer d'autres velléités de prise de pouvoir par la force, n'allons-nous pas faire face un bloc de pouvoirs militaires anti-CEDEAO eu égard à la tension entre la CEDEAO le Mali et la Guinée ?

Roch Christian Kaboré, Président du Burkina Faso.

Selon des informations proches des populations qui ont manifesté récemment au Burkina, il est reproché au pouvoir du Président Kaboré de ne pas équiper conséquemment les militaires pour combattre efficacement les djihadistes qui endeuillent le peuple Burkinabè et qui accroissent le nombre des veuves et orphelins dans le pays. Aussi, il est signalé des milliers de déplacés en raison de l'insécurité grandissante dans le pays. Sous cet angle, n'est-il pas fondé que le pouvoir dote son armée de moyens à la hauteur de la menace pour rassurer son peuple et les militaires qui paient un lourd tribut de cette guerre asymétrique contre les terroristes ?

Faut-il l'indiquer, déjà en août 2020, le Président Malien Ibrahim Boubacar Keita est renversé par les militaires. En septembre 2021, Alpha Condé subit le même sort en Guinée avec son éviction du pouvoir par les militaires. Avec la situation ce 24 janvier 202, pour l'heure confuse au Burkina Faso, la zone CEDEAO pourrait enregistrer sa troisième étoile de coup d'état en moins de deux ans : est-ce un phénomène de mode ou une exaspération des populations face à ce qui peut être comparé à un '' dialogue de sourds '' entre certains pouvoirs, l'armée le peuple ? Faut-il renverser un pouvoir démocratique quand l''on a des griefs contre les dirigeants en place ? Ne seraient-ils pas une mauvaise institution, ces coups de force, si l'on veut avoir des solutions durables à une crise ? Avec ces coups d'état répétés dans l'espace CEDEAO, est-ce-à dire que certains pouvoirs n'écoutent-ils pas leurs populations et armées ou des militaires ont-ils pris goût pour le fauteuil présidentiel ?

Image de l'espace CEDEAO


As. B

Content created and supplied by: Assibena (via Opera News )

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