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Commémoration : Les 7 femmes "tuées" en 2011 à Abobo ont encore été ignorées ce 3 mars

Comme les années précédentes, les sept femmes "tuées" à Abobo en 2011 ont encore été royalement ignorées ce 3 mars 2022. Ni fleurs ni couronnes. Ni les parents biologiques ni la famille politique. Personne au Rhdp ne s'est souvenu de ces "vaillantes" militantes "mortes" pour la cause du président Alassane Ouattara. Toutes ont été rangées au cimetière de l'oubli et de l'histoire.

Et pourtant, hier, c'était le 3 mars, date du "massacre " de ces 7 femmes d'Abobo dont la nouvelle a fait le tour du monde et accéléré le bombardement par l'armée française de la résidence officielle du président Laurent Gbagbo. Quest-ce qui n'a pas marché pour que cette date du 3 mars qui devrait logiquement être un moment de recueillement et de prières pour le repos de l'âme de ces femmes soit passé sous silence. Et en pure perte ?

Pourquoi des personnes présentées à la face du monde comme des martyres et décorées comme telles par la Chancelière Henriette Dagri Diabaté ont-elles pu être aussi facilement ignorées par la République ? Pourquoi ce désintérêt subit des autorités ivoiriennes pour la commémoration des 7 femmes " tuées " à Abobo par les chars de Gbagbo ? Tout le monde se perd en conjectures. La guerre en Ukraine et l'aménagement du chef de l'État dans ses nouveaux bureaux au palais présidentiel y sont sans doute pour quelque chose.

Rappelons que sept femmes dont les noms suivent ont été présentées devant la Cour pénale internationale comme étant des victimes de l'armée gouvernementale restée fidèle au président Laurent Gbagbo. Malheureusement, lors de son témoignage à la CPI, l'expert en ADN, le Professeur Até Kloosterman a dit tout le contraire des accusations portées contre l'ancien chef d'État ivoirien. Ce sont : Machiami Bamba, Sylla Malo, Ouattara Rokia, Coulibaly Fatima, Touré Adjara, Koné Mayamou, Coulibaly Ami.

P. L

Content created and supplied by: Pierre_Lemauvais (via Opera News )

Abobo

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