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La clé du developpement est avant tout politique

Suite à la contribution intitulée « Non, l’Afrique ne refuse pas le développement, mais pire, elle ne connait pas le développement » ; nous engageons le présent thème, convaincu que désormais, le développement devra être perçu par rapport à une théorie politique.

Mais alors, qu’est ce que la politique, sinon, au sens noble du terme, « la saine gestion de la cité » ? Et qu’est ce qui représente la gestion sinon, l’organisation par l’Etat, des femmes et des hommes qui constituent le peuple appelé à transformer les potentialités d’un territoire ?

En considérant donc les trois ordres du développement que sont le territoire, la population et l’Etat, on peut estimer que le premier se rapporte à l’économie, le second le social et le troisième la politique.

Ainsi donc, l’Etat est l’ordre à qui revient de concevoir la politique au sens de dispositions d’organisation des interactions devant à termes permettre l’optimisation des ressources des entités économiques et sociales.

Dans l’approche de la théorie politique du développement solidaire et responsable dont nous visons à donner la pertinence pour l’âge d’or de notre continent, le social n’est plus à percevoir au seul sens de consommateurs, mais aussi et surtout d’agents du développement.

Dorénavant, l’Etat ne devra pas être prioritairement perçu au sens institutionnel, mais davantage fonctionnel, donc de la qualité des femmes et des hommes qui l’animent, ces derniers devant ainsi prioritairement se considérer comme émanation du peuple, et donc citoyens sans privilèges autres que ceux garantis à tous les autres citoyens.

Et c’est justement à ce niveau que le bât blesse, et spécifiquement sur le continent noir où les membres de l’Etat se considèrent, du plus grand au petit fonctionnaire, comme un citoyen particulier. Et delà procède le drame qui nous a fait écrire en l’une dernière contribution sur la plateforme que : « Le problème du développement, c’est l’homme et non l’argent ».

L’un des axes, pour ne pas dire l’axe premier de la théorie politique du développement solidaire et responsable est justement de mettre au premier plan l’homme, la mesure de toute chose. Par le concept « solidaire » le but de la qualité d’existence comme objectif est proposé, tandis que par le concept « responsable », le sens de la participation est indiqué.

En somme, le développement solidaire et responsable considérant que les femmes et les hommes d’un territoire œuvrent pour la qualité d’existence de tous par tous ; il va sans dire que, à notre sens, plus que les richesses minières et minérales, la pensée attribuée à Jean Bodin : « il n’y a de richesse que d’hommes » prend tout son sens.

A preuve d’illustration, l’exemple du peuple chinois peut-être cité. Et nous rappelons combien déjà lycéen, nous avons dû réunir nos maîtres économies pour acquérir l’ouvrage d’Alain Peyrefitte : « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera. »

A l’époque où sa thèse ne faisait pas l’unanimité chez ses pairs penseurs et autres sachants de renom, l’adolescent que nous étions, sentais venir en la perception des hommes de l’Etat et notamment Mao Tse Tong, que la population jugée être un handicap pour son nombre, devrait, par le principe de chacun « responsable », donc agent de développement, transformer la menace apparente, en opportunité. Ajouté à cela, l’orientation idéologique portée à la communauté donc à la solidarité ; le miracle que nous voyons de la Chine d’aujourd’hui était prévisible. 

Mais pour nous qui estimons que les réalités sont portées par des forces autres que celles matérielles donc d’ordre épistémologique, le développement spectaculaire de la Chine relève d’abord et avant tout de la gouvernance portée par des valeurs immatérielles logées dans la perception ontologique et anthropologique spécifique aux peuples asiatiques en général, et chinois en particulier. 

Ce sont ses valeurs de l’honneur, de la probité par le respect de la parole donnée qui, investies dans la structuration de l’Etat chinois, ont donné ce résultat reconnu par tous les analystes. Et en ce sens, le caractère dit de déni des droits de l’homme reproché à la Chine, devra se percevoir, non du point de vue de la pensée occidentale dont se réclament 99,99% de formatés, mais par rapport l’approche de la double rupture épistémologique et heuristique.  

A ce stade de la réflexion où, les émotions s’estompent et où les stéréotypes n’ont plus droit de cité, l’on comprend le sens de la vie et de l’existence, celui de la vie et de la mort, et donc du pouvoir, de l’avoir et du savoir au sens véritable de ce qu’est l’homme dans cet univers sans limite, où se trouve notre petite planète : la terre.

A ce stade, nous vous proposons une prochaine contribution portant sur la question de l’homme quel que fut son niveau d’acteur de développement, face à la gouvernance du pouvoir, du savoir et de l’avoir.

A bon entendeur le vieux Prophète Jonas des temps modernes assisté du jeune Prophète Moïse des temps modernes vous disent à très bientôt. Pour d’autres thèmes autrement plus positivement décalés les uns que les autres Le tout pour l’objectif de l’âge d’or du premier continent pour l’ère de la sainte montagne prophétisé en ISAIE 19

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