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Pauvre consommateur, la revendication sociale n'a rien à voir avec la revendication politique !

Une chose est sure, plus rien ne sera comme avant... Une situation de monopole, une situation d'obligation et de contrainte... Maintenant, il suffit d'une prise de conscience collective et d'une décision face à ce qui est injuste et insupportable, pour comprendre que tout n'est pas que force physique ou brutalité. 

La conscience collective face à un phénomène suffit pour faire fléchir les plus tenaces. 

Il ne s'agit pas de faire de la politique ou d'être un politicien, mais plutôt de voir l'aspect social du ressentiment en cours... 

Certes, le développement à un prix, mais ce développement est fait pour qui ? On peut se poser cette question et réorienter les décisions à prendre. Prioritairement, cela est fait pour un mieux-être des populations.

Toute action a des répercussions négatives ou positives sur le quotidien desdites populations. 

Le comble, c'est que rien ne dérange les autorités politiques et/ou administratives: chacun profite de la brèche ouverte ici ou là. 

Comme si les populations devaient être les seules à payer pour les décisions de développement, dès qu'elles sont mises en vigueur. 

Les populations, donc "les consommateurs ou bénéficiaires potentiels des projets de développement" ont-ils voulu cette situation qui s'impose à eux, par le fait de décisions auxquelles ils n'ont pas été associés, par aucune enquête de commodo et d'incommodo ? 

Ayant décidé de créer ton entreprise, cela est ton choix. Mais, dès que l'État augmente les impôts ou les taxes, automatiquement, c'est le consommateur, le dernier du maillon qui prend les pots cassés. 

Pauvre consommateur, les décisions sont prises généralement sans t'aviser, mais c'est toi qui est visé par la surenchère. 

Avant-hier, c'était les aliments de première nécessité, hier l'augmentation du prix du litre de carburant à la pompe, aujourd'hui, ce sont les opérateurs mobiles qui pratiquent des tarifications anarchiques, le problème du coût du péage de l'autoroute de Grand-Bassam, demain les transporteurs... Tous ces problèmes convergent vers le consommateur.  Face à cette situation, nous pouvons donc affirmer que la cherté de la vie restera durablement inchangeable, tant que nous ne comprendrons pas que les ballons d'essai doivent être stoppés par le consommateur et non ingurgités aveuglément. Ce jour-là, la place et le pouvoir du consommateur seront une force pour faire avancer les choses positivement. 

La revendication sociale n'a rien à voir avec la revendication politique ! Tant que nous n'arriverons pas à dissocier ces deux idées, l'Afrique restera où nous sommes actuellement, dans le sous-développement, si les dirigeants politiques africains ne changent pas la façon de développer le continent sans penser aux consommateurs.

Edmond kouassi (Eddydy)

Content created and supplied by: Eddydy (via Opera News )

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