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Divorce avec Simone : Voici comment l'avocat de Gbagbo a vulgarisé l'affaire auprès de la presse

Dans sa livraison de la semaine, le journal d'investigation Ivoir'Hebdo a levé un coin de voile sur la façon dont le cabinet d'avocats de Me Claude Mentenon, agissant pour le compte de l'ancien président Laurent Gbagbo, s'en est pris, pour vulgariser l'affaire du divorce avec Simone Gbagbo.

"Lundi 21 juin 2021. Le téléphone du secrétariat de Me Claude Mentenon, ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire, n’arrête pas de crépiter", a entamé le journal fondé par André Silver Konan, lauréat ivoirien du prestigieux prix international Norbert Zongo du journalisme d'investigation.

"Plusieurs rédactions nationales et internationales, qui ont reçu un bref communiqué avec une erreur sur le nom de Simone, écrit avec un « n » supplémentaire et envoyé à partir du mail du secrétariat du cabinet ; essayent d’authentifier ledit communiqué. Ivoir’Hebdo est parmi ces rédactions", souligne le journal.

"A l’autre bout du fil, la voix féminine répond qu’il faut s’en tenir au communiqué et raccroche rageusement. Deuxième tentative, cette fois, avec la rédaction d’Afriksoir.net, appartenant au même groupe de presse. La voix féminine qui décroche prend soin de demander les noms et téléphone de l’interlocuteur et promet de rappeler. Ce ne sera jamais fait", révèle Ivoir'Hebdo, dans son enquête sur les raisons profondes du divorce entre les deux fortes personnalités.

Le journal précise que "l’avocat lui-même (Me Claure Mentenon, ndlr) est constamment en ligne et quand il ne l’est pas, il ne répond ni aux appels, ni aux SMS, encore moins à sa messagerie Whatsapp".

"Qu’à cela ne tienne, son secrétariat avait déjà déclaré qu’il fallait s’en tenir au communiqué, qui était d’ailleurs assez explicite, dans sa chute : « Cette annonce ne sera suivie d’aucun commentaire ». Il n’empêche, l’affaire qui devrait rester strictement privée, est désormais dans le domaine public", ajoute Ivoir'hebdo.

Et au journal d'indiquer que c'est une véritable ironie du sort. En en effet, en décembre 2016, "face au refus du collectif d’avocats de Simone Gbagbo, de cautionner « la mascarade de procès », Me Abbé Yao, alors bâtonnier avait désigné trois avocats commis d’office pour défendre l’ex-Première dame. Parmi eux, Me Claude Mentenon", a confié le journal d'investigation.

"Quatre ans plus tard, c’est cet as du barreau que Laurent Gbagbo, depuis la Belgique où il résidait avec Nady Bamba, après sa mise en liberté conditionnelle, par la Cour pénale internationale (CPI), a choisi pour attaquer auprès de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), la décision de la Commission électorale indépendante (CEI) de Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, de le retirer de la liste électorale. A Arusha (Tanzanie), Laurent Gbagbo a gagné son procès, la Cour présidée par l’Ivoirien Sylvain Oré, avait jugé, à l’unanimité, qu’il fallait le réintégrer sur la liste électorale. Cela ne fut pas fait. Bref", a détaillé Ivoir'Hebdo.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

laurent gbagbo

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