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Mobilisation contre la vie chère : des Ivoiriens veulent attaquer des entreprises en justice

Si vous avez un téléphone mobile, vous avez sans doute vécu cette situation incompréhensible mais bien connue de tous. Le fait de constater que votre crédit de communication est épuisé, alors que vous n'avez pas émis le moindre appel ou souscrit à quoique ce soit. Les soupçons se portent parfois sur les autres membres de la famille, au cas où l'un d'eux se serait peut-être servi de notre téléphone à notre insu. Mais depuis, on a découvert d'où venait "l'intrus". Notamment, grâce à ces messages d'opérateurs mobiles qui vous conseillent d'envoyer "STOP" à un numéro pour annuler une souscription qu'on ne se souvient pas non plus avoir faite. Pour cette opération, des unités sont encore une fois amputées. Pareil avec la connexion internet qui bascule automatiquement sur le compte principal lorsque la souscription internet est épuisée.

Si les opérateurs mobiles remédient depuis à ce qui s'apparentait à une filouterie, reste que de nombreux autres cas problématiques au niveau des prestations d'autres entreprises irritent les consommateurs. En un mot, la cherté de la vie.

Arnaud Endurans B., un consommateur qui en a marre de ces pratiques, se dit prêt à créer une association qui va agir de façon spécifique. À travers un cabinet juridique, ce collectif va porter devant les tribunaux ce qu'il qualifie d'"injustice". Il explique le principe : «Notre association de consommateurs en prélude n'osera pas troubler l'ordre public mais nous allons opter pour l'association aux milles procès. (...) On ne manifestera nulle part».

À l'en croire, cette démarche permettrait de faire d'une pierre deux coups. Revendiquer les droits des consommateurs par rapport aux abus, puis mettre à l'épreuve l'impartialité de la justice ivoirienne à travers ces plaintes. «Ce sera âpre, cornélien mais il y va de notre bien et mieux-être», déclare-t-il. «L'amélioration de notre cadre de vie passe inexorablement par cette voie. Il ne suffit plus de voter des lois. Il faut les appliquer, sinon exiger leur application», ajoute-t-il en dénonçant par exemple la hausse des prix.

Pour lui, si l'on s'est appuyé sur le prétexte du "rationnement" de l'électricité pour faire voler les prix du sac de ciment par exemple, rien ne justifie qu'ils ne baissent pas après le retour à la normale. Pareil pour le carburant à la pompe et d'autres produits de première nécessité dont les prix ont flambé à la moindre occasion. Mais qui restent en l'état après la régularisation de la situation. Sans compter d'autres cas qu'il énumère : «Ça suffit, les ponctions et frais à n'en point finir sur nos comptes bancaires. Suffit, l'interruption des images sur nos écrans de télévision câblées quand il tombe des gouttes». Selon lui, rien ne saurait également expliquer l'amoncellement des ordures ménagères dans certains quartiers de nos villes. Une façon de mettre les entreprises et les services compétents devant leurs responsabilités.

Ce projet semble à priori trouver l'adhésion de plusieurs autres personnes. Le collectif devrait prendre forme, après la création du cabinet d'avocats. Iront-ils jusqu'au bout ? That's the question.

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

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