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Affaire achat d’ordinateurs par les élèves-maitres : Mariatou Koné menace, les langues se délient

Alors qu’elle recevait à son cabinet les fondateurs des écoles privées ivoiriennes qui menaçaient de débrayer en fermant les établissements scolaires privés laïcs et confessionnels, la nouvelle ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Pr Mariatou Koné leur a annoncé le lundi 19 avril dernier le déblocage de 30,9 milliards FCFA pour éponger définitivement la dette de l’Etat. Au cours de cette rencontre, la ministre semble avoir levé un lièvre en éventant une affaire rocambolesque qui semblait se tramer sur le dos des élèves-maitres en formation dans les Centres d’Animation et de Formation Pédagogiques (CAFOP).

        En effet, se prononçant sur une décision du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation qui imposerait aux élèves-maîtres des CAFOP de payer des ordinateurs à 400.000 FCFA l’unité, la ministre Mariatou Koné a révélé qu’elle n’était nullement au parfum d’une pareille décision émanant de son département. Elle avait aussitôt dans la foulée mis en garde avant de menacer : « Ca veut dire que cette décision que j’ai lue comme vous sur les réseaux sociaux, si elle existe est une décision qui est nulle et non avenue. Une enquête est en cours, s’il y a des responsabilités, les responsables seront sanctionnés ».

        Cette affaire mise au grand jour, et les menaces de sanctions proférées par la ministre, aussitôt les langues commencent à se délier. Du côté de la Banque Populaire, cette institution reconnait l’existence de négociations depuis bientôt un an avec le ministère de l’éducation nationale sans la signature pour l’instant d’un accord formel.

Toutefois, là où le bât blesse, c’est qu’en l’absence de la signature d’une convention en bonne et due forme entre les parties prenantes, un communiqué émanant de la Direction des Écoles Lycées et Collèges (DELC) en date du 14 avril dernier enjoint les élèves-maitres à déférer à une injonction qui les invite à ouvrir des comptes bancaires auprès de cette institution bancaire en vue de se procurer des ordinateurs dont le prix s’élèverait à environ 400.000 FCFA/pièce. Dans ce communiqué, le Directeur des Ecoles Lycées et Collèges indiquait ceci en substance « Eu égard à l'urgence et en attendant la signature de la convention de la Banque populaire avec le ministère, nous vous prions de bien vouloir réserver le meilleur accueil à Intel Afric et à son partenaire financier la Banque populaire pour l'enrôlement des élèves-maîtres ».

De quelle urgence parle donc la DELC ? A quoi répond cette injonction qui pousse les élèves-maitres à ouvrir de gré ou de force un compte bancaire auprès de cette institution condition sine qua non pour bénéficier de ce service ?  Qui est le donneur d’ordre de cette injonction qui visiblement semblait être ignorée de la plus haute hiérarchie de l’éducation nationale ? Pourquoi imposer des ordinateurs à un prix aussi exorbitant à des apprenants pour la plupart sans le sou alors que des entreprises au VITIB de Bassam pourraient valablement et efficacement répondre à ce besoin si tant est qu’il existe et ce, à un cout largement moindre ? Que cachait ce ‘’deal’’ entre la DELC, la Banque populaire et son partenaire technique Intel Afric ?

Les ivoiriens ont les yeux rivés sur le Pr Mariaou Koné pour tirer cette affaire au clair et surtout situer les responsabilités. Si actes délictueux il y a, les sanctions annoncées par Mariatou Koné devront être exemplaires afin de dissuader de pareilles initiatives de la part de responsables qui manifestement outrepassent bien des fois leurs compétences et commettent des actes qui ressembleraient fort à un abus de pouvoir et d’autorité.

 

Content created and supplied by: SGB78 (via Opera News )

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