Sign in
Download Opera News App

 

 

Coupures intempestives d'électricité: Patrick Achi sous pression, ce que les patrons ivoiriens lui réclament dans l'urgence

Tenir bon, oui ! Mais jusqu'à quand ? Plusieurs grandes entreprises ivoiriennes, notamment du secteur industriel, subissent de fouet les conséquences désastreuses d'un plan de délestage mis en place depuis le 22 avril 2021. Ces perturbations devraient durer quatre mois (d'avril à août 2021), à en croire les sociétés de fourniture d'électricité en Côte d'Ivoire. Cette situation est dûe à un déficit d'environ 200 mégawatts du flux énergétique sur le réseau. Conséquence immédiate, 145 grandes entreprises industrielles sont impactées directement. En l'espace de deux jours, elles ne reçoivent le courant que pendant 12 heures, de façon alternée. Soit un cumul de 36 heures (l'équivalent d'un jour et demi) sans électricité. Autant dire, une goutte d'eau dans la mer. Cette situation est donc intenable pour les sociétés industrielles qui tournent pour la plupart, à pleine production, 24h sur 24. Un rationnement de la fourniture d'électricité sur une longue période aurait donc de lourdes conséquences pour les entreprises, les emplois et, bien évidemment, pour l'économie nationale.

(La CGECI invite le Premier ministre à renégocier un plan de fourniture de l'électricité dans les entreprises)

Le patronat ivoirien, représenté par la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (CGECI) a interpellé le chef du gouvernement, Patrick Achi, sur cette situation qui menace la survie des entreprises. «Monsieur le Premier Ministre, nous vous prions de bien vouloir noter que cette situation d'une extrême gravité entraînera des conséquences techniques, économiques et sociales désastreuses pour les entreprises concernées et pour l'économie nationale (arrêts de production, pertes d'exploitation, chômages techniques et licenciements, impossibilité d'honorer les engagements commerciaux et financiers, faible approvisionnement des marchés...)», fait savoir Jean-Marie Ackah, président de la CGECI, dans un courrier en date du 27 avril dernier.

(La CGECI s'inquiète du délestage et alerte les autorités à travers un courrier)

Le patron des patrons ivoiriens propose une batterie de pistes de solutions. Il invite le Premier ministre, Patrick Achi à en faire l'examen avec l'ensemble des acteurs de l'énergie et des chefs d'entreprise. Cela concerne, entre autres, un réaménagement du planning du délestage, disponibilité et réduction du prix du gas-oil sur l'étendue du territoire national, exonération de taxes sur l'achat des groupes électrogènes, réduction de la tarification professionnelle de la CIE sur la période du délestage, mise en place d'un mécanisme de soutien aux entreprises et aux travailleurs qui perdront leur emploi, contrôle de l'importation des produits concurrents aux productions nationales, etc. «Par ailleurs, nous voudrions vous proposer la création d'une cellule de crise État-secteur privé, sous votre ancrage, qui aura la charge de la mise en œuvre des mesures urgentes ci-dessus mais également de proposer, à moyen et long terme, un plan de continuité de l'activité industrielle et de relance du secteur énergétique», ajoute Jean-Marie Ackah. 

Outre les entreprises qui sont au bord de l'asphyxie avec ce plan drastique, les populations en dénoncent les effets néfastes dans leur quotidien. Pire, il intervient en pleine période de canicule, sans compter les désagréments que cela cause aux petits entrepreneurs, poissonneries, glaces alimentaires ou encore les centres hospitaliers, pour ce citer qu'eux. 

Content created and supplied by: Fatogoma (via Opera News )

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires