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Les effets néfastes de la dévaluation ...

En quelques mots, la dévaluation monétaire consiste à changer la parité entre deux monnaies. Plus précisément, cela revient à modifier le taux de change officiel d’une monnaie, c'est-à-dire sa valeur exprimée en or ou dans une autre monnaie internationale de référence, en l’abaissant. Cette réduction volontaire de la valeur de la monnaie est décidée par les autorités monétaires du pays concerné. 

Celle ci a pour objectif d’aider un Etat à améliorer sa compétitivité. Cela est possible dans la mesure où, grâce à la baisse de la valeur de la monnaie, le prix des biens exportés et importés est directement impacté , comme conséquences on a: -La baisse des prix des produits exportés par rapport au prix de la production nationale des pays importateurs. -La hausse du prix et de la valeur des importations effectuées dans d’autres monnaies. -Une hausse des salaires. Celle-ci n’est pas systématique mais elle est très fréquente et elle s’explique par le fait que les prix intérieurs sont revus à la hausse du fait de l’augmentation du prix des exportations. .

Au travers de ces différents éléments, on voit bien que la dévaluation monétaire a un double impact sur la balance commerciale d’un pays, en affectant à la fois les importations et les exportations et donc, par la même occasion, l’ensemble des prix des produits distribués dans le pays.

Le 11 janvier 1994, le gouvernement français d'Édouard Balladur décide courageusement de dévaluer de moitié le franc CFA.

Cette monnaie a été créée par la France en 1948 pour ses colonies d'Afrique noire, avec une parité fixe par rapport au franc français: 50 francs CFA = 1 franc français. Son cours est maintenu depuis lors par la Banque de France quoi qu'il en coûte à cette dernière.Cet héritage de la colonisation garantit aux États issus des anciennes colonies africaines une monnaie stable par rapport au franc et aujourd'hui à l'euro. Ces États sont le Sénégal, le Mali, le Niger, la Côte d'Ivoire, le Tchad, la Guinée-Bissau, le Togo, le Bénin, la Cameroun, la République Centrafricaine, le Gabon, le Congo et les Comores.

Le franc CFA permet à la France de maintenir ses anciennes colonies dans une relation de dépendance. Il assure aux fonctionnaires et dirigeants africains un revenu stable. Il facilite aussi les détournements de fonds et les transferts vers les coffres suisses ou luxembourgeois. Mais il pénalise gravement les producteurs locaux, tant les agriculteurs que les artisans, qui ne peuvent soutenir la concurrence des entreprises européennes et les importations alimentaires lourdement subventionnées par l'Union européenne.

Après avoir suspendu dès le 2 août 1993 le change de billets de francs CFA, Édouard Balladur a divisé par deux la valeur du franc CFA (100 francs CFA = 1 franc français). Il en a résulté une baisse immédiate du pouvoir d'achat des citadins africains, habitués à consommer des produits d'importation, mais aussi une très forte relance des productions locales (comme le cacao et le café de côte d ivoire Malheureusement, les dysfonctionnements des régimes africains (corruption, conflits, trafics avec la France et les dirigeants français) n'ont pas tardé à gommer les effets bénéfiques de la dévaluation...

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