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Situation de crise à Fraternité Matin : l'Intersyndicale du secteur des médias prend position


Le porte-parole de l'ISMCI, Sam Wakouboué.

L’Intersyndicale du secteur des médias en Côte d'Ivoire (ISMCI), par le biais de son porte-parole, Sam Wakouboué, a donné sa position, le lundi 19 avril 2021, sur la situation de crise que vit en ce moment le groupe de presse Fraternité Matin. Où l'ensemble du personnel demande le départ sans condition du directeur général adjoint suite à un audit sur sa gestion dudit groupe.

"Cette énième crise à Fraternité Matin est de Trop, pour un quotidien à capitaux publics abondamment et gracieusement mis à la disposition d’une direction générale qui n’avait que pour seul rôle de savoir juste répartir ces capitaux, sueur de tous les Ivoiriens et les utiliser à bon escient", retient d'entrée le déclaration de l'ISMCI. Qui fait savoir :  "Une si facile tâche qu’aurait pu assumer, avec aisance, tout individu non sorti des hautes officines économiques, est parue presque impossible pour la direction générale actuelle de l’entreprise publique. Une direction générale qui n’a que pour seule solution la mise en place de plan social avec pour seul achèvement le licenciement du personnel non comptable des successives mauvaises gestions financières de cette entreprise". Et de rappeler : "Le 18 décembre 2018, pas si loin de nous, un plan social a été décidé à Fraternité Matin. Il est bon de rappeler que ce plan dit de sauvetage de l’entreprise a occasionné la perte d’emplois de 330 de nos camarades qui ploient désormais sous le poids des dettes et autres maladies. La direction générale brandissant en son temps la masse salariale de 150 millions de FCFA assez exorbitante pour que l’entreprise la supporte. En 2019, ce sont 172 agents qui travaillaient pour cette entreprise. Quand, en 2021, contre tout respect de la réglementation du monde du travail, le personnel réduit pour motif économique a été revu à la hausse à 193 agents coûtant à eux seuls à l’entreprise la faramineuse somme de 125 millions de FCFA. Avec, à la clé, des salaires colossaux taillés à la tête du client pour les premiers responsables de l’entreprise".

L'Intersyndicale des médias, face à ce plan, ne comprend pas la crise actuelle à Frat-Mat. "Et voilà, Fraternité Matin, une fois de plus dans une crise sociale de Trop", soutient la déclaration de l'ISMCI. Qui avance : "Après s’être rendu sur les lieux, avoir écouté les explications de nos camarades, ainsi que celles du directeur général, l’Intersyndicale du secteur des médias estime que cette énième crise dans cette entreprise à capitaux publics appelle à des décisions exemplaires et courageuses des pouvoirs publics. Le licenciement des agents devra être cette fois-ci remplacé par un vrai nettoyage des premiers responsables de cette entreprise, pour la remettre à de véritables gestionnaires professionnels et soucieux de la chose publique. Car, trop, c’est trop ! Les travailleurs de Fraternité Matin ont aussi droit à des conditions de travail et de vie décentes".

Marc-André Latta

Content created and supplied by: RogerLevry (via Opera News )

côte d'ivoire sam wakouboué

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