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Urbanisation: Faut-il assécher ou exploiter les bas-fonds dans nos villes ?

Les Mairies, les Conseils régionaux ou les initiateurs de projets communautaires doivent sérieusement se pencher sur cette question.

Les bas-fonds vont-ils, avec les techniques d’assèchement de ces surfaces, disparaître dans nos villes ? À n'en point douter, il y a une "guerre froide" entre l'urbanisation et l'environnement.

En effet, la concentration croissante de la population dans les villes pose un véritable problème d’existence et de gestion de l’espace urbain.

Aussi la ruée des opérateurs économiques ou des particuliers vers les espaces pour construire des édifices ou autres infrastructures, n’épargne-t-elle pas les bas-fonds 

Les bas-fonds sont ainsi asséchés avec des techniques d’apport de terre pour donner à terme de la terre ferme. Cette pratique couramment observées dans les villes est-elle une bonne pratique ? 

Ne sommes-nous pas en train de faire disparaître d’immenses opportunités de production de riz, parce que c’est une évidence, ces petites vallées et axes déprimés constituent des zones de richesses minérales en mesure de favoriser la culture du riz.

Les populations dans les villes augmentent et il faut qu’elles habitent des maisons ou aient des lieux de travail. Cette hypothèse justifierait l’assèchement des bas-fonds et fait en même temps advenir un problème écologique.

Les bas-fonds en effet sont des éléments intégrés des écosystèmes des villes et leur destruction engendre à coup sûr des conséquences qui s’observeront dans l’avenir.

Mais au-delà de cet aspect climatique consécutif aux disparitions de ces surfaces, leur exploitation pourrait encore mieux servir à la production du riz ou l’aménagement de potagers.

Une option toute simple pour faire des hommes et des femmes les producteurs de ce qu’ils doivent consommer dans les villes.

De petites exploitations de ces bas-fonds sont perceptibles dans les villes. Mais le paysannat qui conduit l’initiative ne peut avoir un rendement optimal. Parce que chaque parcelle de bas-fond a sa spécificité

En effet, les revues scientifiques sur la question indiquent qu’l n'y a pas « une riziculture de bas-fond » mais « des rizicultures en bas-fonds, parce que « chaque bas-fond avec ses différenciations spatiales et avec sa dynamique de fonctionnement, constitue un petit système, différent d'un domaine régional à un autre ; chaque unité a une aptitude spécifique à la riziculture et demande des techniques particulières de mise en valeur. »

Cette approche n’est pas celle du paysannat dont on a que la volonté du travail dans l’exploitation des bas-fonds. C’est ce capital humain qu’il faut mettre à contribution et les collectivités locales peuvent les accompagner par le financement de l’aspect scientifique de la culture du riz dans les bas-fonds dans nos villes.

Pour notre part, plutôt que d’assécher ces bas-fonds, une politique de leur utilisation par les mairies et les collectivités locales peut être envisagée.

Non seulement cette politique favorisera la préservation de l’écosystème et l’approvisionnement en riz des populations locales, mais permettra la mise en place d’activités génératrices de revenus que ces structures locales peuvent encadrer.


Ouraga Dali Constant

Content created and supplied by: OuragaDConstant (via Opera News )

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