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Sécurité routière à Abidjan : quand la peur des caméras-radars l’emporte sur la peur du policier

En misant sur les radars/cameras avec traitement informatisé des infractions, la Côte d’ivoire a-t-elle enfin déniché l’arme fatale pour réduire le nombre d’accidents sur les artères ivoiriennes et partant le nombre de victimes ? Oui, serait-on tenté tout de suite répondre à en juger par les premiers résultats déjà satisfaisants après la première journée de mise en œuvre du Système de Transport Intelligent (STI) qui a démarré, hier, 7 septembre 2021.

C’est à un spectacle inhabituel qu’il nous a été donné d’assister en cette première journée marquant la phase de répression de l’incivisme sur nos routes. Artères quasiment vides, rareté de certains véhicules de transport en commun comme les gbakas, attroupement de foule plus que d’ordinaire dans les espaces servant de gares pour taxis intercommunaux afin de prendre d’assaut les rares véhicules disponibles... Les premières heures de la journée d’hier furent tout simplement un calvaire pour bon nombre de nos citoyens pour rallier leurs différentes destinations à cause de la rareté du nombre de véhicules de transport en commun. A cela, il est bon d’ajouter que des personnes ont fait le choix de laisser leur véhicule au parking et observer car n’étant pas tout simplement en règle vis-à-vis de la législation en vigueur (défaut de plaque d’immatriculation, absence de visite technique ou d’assurance…).

L’on peut déjà affirmer que les autorités ivoiriennes ont eu ‘’le nez creux’’ de frapper là où il fait le plus mal c’est-à-dire au portefeuille. Ainsi la peur des caméras-radars semble déjà l’avoir emporté sur celle de l’agent de sécurité affecté à la régulation de la circulation. Plus question de proposer un bakchich à un agent et reprendre la route après une infraction. Les infractions qui sont désormais enregistrées attendent d’être réglées par voie électronique ou en cash et ce sont les caisses de l’Etat qui s’en trouveront renflouées.

Selon le Directeur Général de l’Autorité de la Mobilité Urbaine dans le Grand Abidjan (AMUGA), Romain Kouakou, « la ville d’Abidjan enregistre à elle seule 500 à 600 accidents par semaine. Et cette situation occasionne non seulement des pertes de temps énormes pour les populations et près de 1000 milliards FCFA par an pour l’économie ivoirienne ».

Comme annoncé par le ministre des Transports, Amadou Koné, ce sont quelque 140 cameras-radars actuels qui passeront à plus de 200 d’ici décembre 2021 en plus du millier de cameras disséminées aux points stratégiques de la ville de ville d’Abidjan mais aussi des caméras-radars embarqués qui vont épier désormais 24/24 les écarts des conducteurs et les contraindre à une certaine auto discipline sous peine de devoir consacrer une bonne partie de leurs revenus à régler des amendes.

 

Content created and supplied by: SGB78 (via Opera News )

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