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Limogeage de 4 directeurs généraux: On retrouve enfin le rigoureux Premier ministre de 1990

L’actualité, outre le retour de Gbagbo au pays avec toutes ses péripéties, est aussi marquée par l’opération « mains propres » lancée il y a de cela quelques semaines par les autorités pour donner un coup d’accélérateur à la lutte contre la corruption. Quatre directeurs de structures publiques ont été suspendus, le même jour, pour des allégations de corruption. L’un d’entre eux, Coulibaly Lamine, Directeur général de l’Agence de gestion foncière (Agef) est en détention depuis deux semaines dans le cadre d’une affaire de détournement de deniers publics qui porterait sur plus d’un milliard de FCFA.

Pour qui connaît Alassane Ouattara, c’est un acte qui ne devrait guère étonner. L’ancien Dga du Fmi est connu depuis des lustres, pour sa rigueur au travail et dans la gestion du pouvoir d’Etat. Alors Premier ministre d’Houphouët-Boigny entre 1990 et 1993, le haut fonctionnaire a démontré aux yeux de la communautaire nationale et internationale qu’il est un responsable soucieux de la transparence, de l’équité. En somme, de la bonne gouvernance.

Face à la rareté des ressources financières provoquant des remous sociaux en février 1990, il avait été appelé par le Président Houphouët de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) dont il assurait le gouvernorat, pour éteindre le feu qui couvait. Avec en sourdine, des mains obscures d’opposants qui l’activaient. Ainsi, l’enfant de Kong avait rassuré l’opinion qu’aucun salaire de fonctionnaire ne serait touché, contrairement à ceux qui, avant son arrivée, brandissaient la menace de la réduction de la paie des salariés. Au lieu de cette mesure impopulaire qui aurait eu pour conséquence de soulever presque tout le monde, y compris des Ivoiriens favorables à Houphouët et au pouvoir, Alassane Dramane Ouattara (Ado) avait trouvé des moyens dont lui seul a le secret, pour tenter de renflouer les caisses de l’Etat dont la vacuité inquiétait réellement. Afin de faire face à la crise économique et à l’instabilité politique qui frappaient de plein fouet le pays, à l’instar de la plupart des pays africains. Parmi les mesures de restriction économique, il a, par exemple, fait recenser et vendre à des particuliers, des véhicules administratifs qui pullulaient dans les différents services, utilisés comme voitures personnelles par des fonctionnaires. Cette réduction drastique du nombre de véhicules administratifs aura permis à l’Etat de, non seulement, engranger des fonds mais aussi de baisser les dépenses en carburant et en entretien de ces véhicules. Désormais, chaque service, selon la taille et les attributions, n’avait droit qu’à un nombre de véhicules qui ne devraient être utilisés que dans le cadre du service public. Si le week-end (Ndlr ; samedi et dimanche), un véhicule administratif était aperçu dans la circulation sans autorisation écrite, l’occupant était entendu par le service en charge du respect de cette mesure et sanctionné si besoin en était.

C’est encore lui, Alassane Ouattara, qui a décidé en 1990 que le samedi soit journée non ouvrable. Il s’agissait pour lui de permettre aux travailleurs de se libérer et de se consacrer, soit à des cérémonies funéraires, soit à des visites dans leurs villages respectifs. En retour, du lundi au vendredi, chacun des travailleurs devait être à son poste, soigneusement inscrit sur une liste de présence à son service. La rigueur a été le maître-mot partout où il est passé. Au Fonds monétaire international, Fmi, où il est passé entre 1994 et 1999 en tant que Directeur général adjoint (Dga), ses collaborateurs ont gardé l’image d’homme intègre et rigoureux. Michel Camdessus, l’ancien Directeur général du Fmi, ne disait-il pas récemment que « Ouattara est une marque déposée » ?

Devenu président de la République depuis mai 2011, Alassane Ouattara entend, à coup sûr, imprimer à son pays ces valeurs d’honnêteté, de rigueur, de bonne gestion, de justice, de travail acharné qui l’incarnent pour faire de la Côte d’Ivoire une nation qui compte désormais en Afrique et dans le monde. A bon entendeur… salut !

 


 

 

 

 

Content created and supplied by: Ken-Wat (via Opera News )

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