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Regard sur la culture de l'ananas en Côte d'Ivoire ...

  L’ananas, ce délicieux fruit exotique dont nous raffolons est originaire d’Amérique du Sud. La petite production d’ananas émerge en Côte-d’Ivoire dans les années soixante, comme culture destinée à la conserverie, le jus d’ananas en boîte. Par la suite, l’ananas produit à partir des années 1980 était destiné à l’exportation en fruit frais. Cette culture s’effondre à nouveau au milieu des années 2000.

Les deux variétés cultivées de manière intensive, sont la Cayenne lisse  et le MD2. Le MD2 est une nouvelle variété plus parfumée et sucrée par rapport à la Cayenne lisse traditionnelle qui se cultivait depuis plus de 60 ans. Mais la Cayenne lisse a un atout considérable, elle se conserve plus longtemps.

Au cours des voyages à l’intérieur de la Côte d’Ivoire, tout au long des voies, on peut remarquer la présence d’ananas traditionnels aux goûts enchanteurs. Ces derniers même mûrs, demeurent très souvent verts. Cette variété semble s’apparenter à ce qu’on retrouve dans la littérature sous le vocable "d’ananas bouteille ", avec une forme plus allongée. Profitez-en, c’est la bonne période. Ces fruits sont issus de plants parsemés dans les champs de vivriers ou de produits de rente et sont une explosion de douceurs.

En ce qui concerne la production intensive, la zone traditionnelle de production de l’ananas, le sud-Comoé, qui regorgeait de plantations, s’est progressivement muée en zone de culture d’hévéa et de palmier à huile .La culture de l'ananas, encore importante en Côte d'Ivoire, fait face à une chute de ses revenus ce qui a déjà poussé plusieurs producteurs à jeter l'éponge pour planter des parcelles de palmier à huile et d’hévéa.

Les producteurs qui poursuivent la production d'ananas rencontrent de nombreuses difficultés. Pour y répondre, le gouvernement ivoirien, en partenariat avec la Banque Africaine de développement (BAD), a budgété un fond pour financer l’industrialisation de la filière ananas. Un investissement qui entre dans le cadre d'un plan de transformation sur place de la moitié de sa production agricole ivoirienne.

Ce plan représente un espoir dans la région de Bonoua, ou s'étalent les champs d'ananas, à plus de 70 kilomètres d’Abidjan.

La difficulté, dans cette filière ,c’est la commercialisation. Car le produit est vendu uniquement sur le marché local et l exportation est un véritable problème par manque de financement de la part de l etat ,Des subventions et des implantations d’usines seraient les bienvenues. Une partie de la production d’ananas de Bonoua est aujourd’hui transformée à Abidjan , Toutefois, la part de la transformation locale reste minoritaire par rapport à l'ensemble de la production.

La filière ananas fait face au niveau export à la rude concurrence des multinationales d’Amérique Latine. Le développement d’une industrie locale plus performante qui susciterait la création d’une consommation locale, voire sous régionale, devrait redynamiser la production au profit de l’agriculture familiale. Des emplois devraient ainsi être générés au niveau de la production, de la transformation et de la commercialisation ...

Content created and supplied by: Petitpimentwemedia (via Opera News )

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