Sign in
Download Opera News App

 

 

Opinion/ C.I : Le paradoxe de la filière café - cacao: quand le producteur ne peut fixer le prix

Le succès post-indépendance de la Côte d'Ivoire a largement reposé sur l'agriculture, notamment le binôme cafés - cacao. Cependant, de l'ère du premier Président Félix Houphouët Boigny au Président actuel, en passant par les Présidents Bédié, Guéi et Gbagbo, la fixation du prix d'achat du café et du cacao, a toujours été une affaire d'État en dépit de l'existence de structures et d'organisations syndicales de producteurs.


Considérant ce rôle de l'Etat de fixer les prix des matières agricoles (cafe, cacao, coton, noix de cajou...) alors qu'il n'est ni producteur, ni acheteur de ces matières, il se pose une question: d'où vient cette prérogative de l'Etat à être le patron d'un secteur où les principaux acteurs existent bel et bien soit à travers des coopératives ou par des syndicats ?

Par ailleurs, la mise en place des structures telles que la Caisse de Stabilisation et de soutien des productions agricoles ( Caistab), la bourse du café et du cacao, le conseil café - cacao, montrent ou ont montré leur limites dans la défense des intérêts des planteurs. Pourquoi ne pas accorder la plénitude de la gestion des filières agricoles aux producteurs eux-mêmes ?


As. B

Content created and supplied by: Assibena (via Opera News )

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires