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Bouaké : menacées d’expulsion par la CNPS, 240 familles sollicitent l’aide du Président Ouattara

Les populations résidentes de la cité habitat de la caisse de Bouaké, ne savent plus à quel saint se vouer. Elles sont menacées par les responsables de la caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de libérer les habitations qu’elles occupent plus plusieurs décennies. Au cours d’une conférence, qu’ils ont animé ce samedi 14 janvier 2023 dans l’enceinte de la cour de l’EPP CNPS, les responsables du comité des résidents de la cité CNPS de Bouaké, ont sollicité l’aide du président Ouattara suite à cette menace d’expulsion. En effet, selon le président du comité Traoré Ibrahim, ce sont plus de 240 familles qui sont menacées de libérer des maisons qu’elles occupent depuis plusieurs décennies et pour lesquelles elles avaient engagées des démarches pour la rétrocession. « A la faveur de la loi 1989 sur la rétrocession des logements l’Etat à leurs occupants, nous avons entrepris des démarches pour que les maisons que nous habitions nous soient rétrocédées. » a indiqué Traoré Ibrahim avant de relever que les malheureux évènements que la Côte d’Ivoire a connus, notamment le coup d’Etat de 1999 et la crise de 2002 ont freiné l’évolution du processus. Toutefois, en 2007, dans le cadre de la normalisation des choses, soutient le président du comité, des démarches ont été entreprises pour relancer les dossiers de rétrocession.

Avec le concours de certains responsables de la CNPS, les démarches suivaient le cours normal de choses, avant que l’affaire ne soit par la suite attribuée à la CIPM, une structure mise en place par la CNPS. Et depuis lors un désaccord oppose devant les tribunaux les résidents de la cité aux responsables de la CNPS qui somment les occupants de libérer les maisons. Idée qui n’est pas du goût des populations résidentes qui y vivent depuis plusieurs décennies et qui réclament que ces maisons leur soient rétrocédées puisque le projet de rétrocession avait été lancé et plusieurs familles avaient souscrit. Et pis, sur les 260 logements que compte cette cité bâtie sur 7,806 hectares, explique Traoré Ibrahim, 20 villas ont été déjà rétrocédées à des particuliers et de s’interroger sur ce qui fait le blocage pour les autres. « Après les 20 premières villas, le processus de rétrocessions aux résidents devait se poursuivre … Quand une cité est amortie, on la rétrocède aux résidents. De mémoire d’homme, il n’a jamais été question en Côte d’Ivoire de demander à de résidents d’une cité amortie de sortir comme ça. » a souligné le secrétaire général du comité Tuo Siaka et d’ajouter « Nous en appelons à la générosité du chef de l’Etat, nous voulons aujourd’hui que chacun des résidents soient propriétaire de son logement »

Content created and supplied by: N.Devinci (via Opera News )

Bouaké CNPS

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