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Selon un juriste, voici le salaire que vous devez payer à votre femme de ménage

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Jean Louis Lobé, juriste conseil (photo: SB)

Quel salaire pour les femmes de ménage trivialement appelées bonnes et pour le personnel de maison de façon générale? Ainsi pourrait-on reformuler le thème au centre du débat de "On se dit les gbè" de ce Mercredi 01 Septembre 2021. La problématique de ce débat à pris appui sur une opinion communément admise et partagée par bon nombre de citoyens ivoiriens: "ma ménagère dort chez moi, je ne peux pas la payer au Smig". Le thème ainsi libellé a comme d'habitude donné lieu à des échanges houleux entre partisans du Smig pour être en conformité avec la loi, et détracteurs selon qui les avantages dont bénéficient les femmes de ménage dans les maisons où elles sont en service compensent largement le manque à gagner.

M. Jean Louis Lobé, juriste-conseil, qui faisait office d'expert du jour, est intervenu au regard du code du travail pour éclairer la lanterne des spectateurs et téléspectateurs. Il a dit que selon l'article 31 du code cité plus haut, ce n'est pas parce qu'un employé de maison dort sur le lieu de son travail et qu'il est soigné par son patron qu'il n'a pas droit au Smig qui a été porté à 60 mille francs par un décret signé en Novembre 2013. "Maintenant si elle descend, (NDLR: si elle ne dort pas chez son employeur), vous devez lui payer une indemnité de transport de 30 mille francs si elle est à Abidjan, donc cela fait au moins 90 mille francs comme salaire" a-t-il ajouté pour plus de précision. Il a déploré le fait que de nombreuses femmes de ménage qui dorment sur leur lieu de travail, sont à la tâche plus de 08 heures par jour donc plus de 40 heures par semaine, contrairement à la prescription de l'article 21.2 du code du travail. Pour lui, ce sont donc des heures supplémentaires que l'on devrait leur payer. Toujours au regard de la loi qui selon Jean Louis Lobé n'a pas fait de distinction entre les employés de façon général, ces derniers devraient être tous déclarés à la CNPS.

Une vue du plateau de l'émission "On se dit les gbè" (photo: SB)

Le juriste a cependant reconnu que toutes ces lois en la matière sont difficilement appliquées par les employeurs, en ce sens que bon nombre de personnes qui sollicitent les services de filles de ménage n'ont eux mêmes pas un certain niveau de salaire. Il a donc saisi la tribune de "On se dit les gbè" pour rappeler que selon le code du travail, le Smig peut être discuté chaque 3 ans avec les représentants des employés et ceux des employeurs. Il a finalement lancé un appel à l'État de Côte d'Ivoire pour qu'il revoit cette situation assez particulière des femmes de ménage. "J'interpelle l'État ivoirien, parce que les textes sont faits pour être révisés. Il faut adapter nos textes à nos réalités sociales" a-t-il conclu.

SRANKPAWA BOUAKE Jdi0209211635

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jean louis lobé

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