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Application du décret des dockers: une rencontre de vérité a eu lieu, convergence de vue

Plus d'une cinquantaine de responsables d'entreprises de manutention et responsables de syndicat des dockers ont pris part à la réunion de concertation convoquée par Stéphane Eholié, le vendredi 8 octobre 2012 à la maison des entreprises ; sise à Abidjan-plateau. Ce fut une rencontre qui a tenu toutes ses promesses en termes de mobilisation.

D'entrée de jeu, Stéphane Eholié, initiateur de cette plateforme a, après avoir indiqué le principe de cette réunion, proposé l'ordre du jour et d'autres questions à débattre à savoir : l'état des lieux, obligations liées au décret, présentation du projet, propositions alternatives et questions diverses. Avant d'aborder l'ordre du jour, la parole a été donnée à Pierre Sahué, consultant maritime et portuaire, un sachant qui bénéficie d'une grande considération des dockers et des manutentionnaires, et de plusieurs acteurs du secteur maritime et portuaire.

C'est un leader très respecté qui a présenté l'état des lieux. Pour lui, le décret régissant la main d'œuvre docker recommande en son article 20 à 23, une structure en charge de la gestion des activités des dockers dans laquelle ils sont eux- mêmes représentés. Et la vision de Stéphane Eholié fait la part belle aux dockers. « Il faut tourner la page de cette gestion opaque pour aller vers une structure inclusive. Et Stéphane Eholie s'est incontestablement révélé être à l'épreuve de cet important dossier », a-t-il affirmé. 

Sur le volet de l'état des lieux, Stéphane Eholié a qualifié la réunion de fédératrice et la voudrait participative à tout point de vue. « Le port de 1960 n'est pas le port de 2021. Il faut prendre nos responsabilités. Il nous faut trouver un consensus au sortir d'ici si nous voulons que nos entreprises soient pérennes », a indiqué celui dont l'action est placée sous le signe du renouveau et caractérisée par la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la collaboration inclusive. Il dira ensuite : « Tous ensemble, nous devons chercher à bâtir une société saine, c'est-à-dire une société constituée d'hommes et de femmes qui se plaisent dans la compagnie des uns et des autres au lieu de se percevoir plutôt comme des loups, les uns pour les autres. Il faut promouvoir et préserver la paix sur la plateforme portuaire par la création d'un outil de gestion de la main d'œuvre docker comme le recommande le décret qu'il faut qu'on applique pour avancer».

C'est un ancien président du Sempa remonté, énergique et engagé qui s'est exprimé le vendredi 8 octobre dernier devant un auditoire convoqué pour lancer la création de l'entreprise qui sera chargée de la gestion de l'activité de la main-d'œuvre docker prévue par le décret. Stéphane Eholié s’est dit convaincu que la non application de ce décret entraînerait un désordre sur les activités portuaires et l'atteinte des objectifs de progrès social., Mais aussi et surtout, il a une idée de ce qu'il veut et dispose d'outils pour y parvenir.  

 

Chefs de manutention, responsables syndicaux des dockers, transitaires, tous ou presque ont pris la parole pour aller dans le même sens. Tous ont milité pour l'application stricte des dispositions contenues dans le décret. Pour eux il est nécessaire que les acteurs sociaux traduisent dans les faits la création de cet important outil de gestion. Stéphane Eholié ne doit pas être seul à se débattre pour faire comprendre à tous, ce que représente cette structure à laquelle les dockers attachent une importance toute particulière. C'est un devoir pour tous (gouvernement, dockers, manutentionnaires et assimilés) d'aider le soldat Stéphane Eholié à réussir sa mission hautement stratégique pour l'avenir de nos ports. 

Il faut noter que les interventions et la pertinence des contributions ont étouffé les questions à débattre. Les participants ont bien compris, dans leur ensemble, que les oppositions sur la question sont des choses qu'il vaut mieux éviter à tout prix.

 

Il n'y a pas d'autres voies pour parvenir à l'amélioration des conditions de travail et de vie des dockers que celle de l'application du décret. C'est à juste titre que l'idée de la mise sur pied d'un comité ad'hoc a été saluée. Déjà, cet important comité a eu un président en la personne de Adia Rodrigue, consultant maritime et portuaire. La prochaine étape sera la présentation du comité ad'hoc pour aller rapidement à la mise en place de cet important outil de gestion de la main d'œuvre docker.

 C'est donc une rencontre de haut niveau qui était très attendue, surtout par les dockers, et qui a pris fin dans une ambiance de confiance mutuelle et de responsabilité.

 

Nicaise K.

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