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Dix villages de Sassandra à l'État et au CNRA : "rendez-nous nos 1800 hectares de terres"

Une des populations parti remettre leurs revendications au préfet de région de Sassandra

Dix villages riverains de la station du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) de Grand Drewin à Sassandra réclament à l'État ivoirien la rétrocession de 1800 hectares de terres cultivables dont ils se disent spoliés depuis maintenant cent onze (111) années. Plusieurs villageois avec qui nous avons échangé à ce sujet ont dit taire la sourde colère qui gronde en eux face à ce qu'ils qualifient d'abus et d'injustice au mépris de leurs droits de retrouver leurs terres qu'ils avaient bien voulu cédées en 1912 mais pour une période de 34 ans.

"En 1912, nos parents ont signé sous la houlette du gouverneur Angoulvant un protocole de cession de nos terres à une première usine appelée "L'huilerie Tropicale". Il était dit qu'après 34 ans nous retrouverions nos terres avec tout ce qui allait être planté. Malheureusement en 1919 l'usine est rachetée par l'Union Tropicale des Plantations (UTP), qui a son tour l'a cédée à l'Institut de Recherche des Huiles et Oléagineux (IRHO) en 1942. L'IRHO a son tour sera remplacée par l'IDEFOR et finalement depuis des lustres c'est le CNRA qui exploite nos terres sans aucune contrepartie" ont expliqué en chœur certains villageois mécontents depuis quelques jours où nous discutons avec eux.

Selon d'autres propos recueillis par d'autres confrères auprès de M. Gadjé Kékrakoui Claude, chef de village de Baténéblé et porte parole des dix villages riverains, le CNRA contrairement à sa vocation ne fait plus de recherche sur les terres mais les fait exploiter de façon lucrative par d'autres entités sans la moindre contrepartie aux vrais propriétaires terriens qu'ils sont. "Le CNRA n'a aucun laboratoire sur le site, aucun chercheur ni élément de recherche n'est visible. Lors des discussions que nous avons entamées avec la direction depuis 2007, il a été dit que le CNRA ne devait plus planter sur les terres. Malheureusement il continue" a-t-il déploré avant de signifier que même les voies d'accès de leurs villages demeurent impraticables alors que le centre a de gros moyens pour les ouvrir. Dans ce combat, les populations qui bénéficient du soutien des Ong Association pour le Développement Durable (ADD) et Jeunes Volontaires pour l'Environnement (JV) disent ne toujours pas voir de début de solution à leur galère malgré la patience et le calme dont elles font preuve jusque là. "Nous avons remis il y a peu à l'autorité préfectorale un courrier de revendication afin que le CNRA nous redonne nos terres pour que nous en fassions ce que nous voulons. Nous sommes fatigués" clament t-elles en chœur.

SRANKPAWA BOUAKE Jdi2909220730

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