Sign in
Download Opera News App

 

 

Un regard sur les syndicats universitaires en Côte d’Ivoire

Le système éducatif ivoirien ne cesse, au fil des années, de décevoir les observateurs qui assistent, impuissants, à sa régression continuelle. C’est à se demander si des actions sont réellement menées pour amorcer un réel changement dans ce virage dangereux que l’école ivoirienne prend. Du primaire au supérieur, plus le niveau s’élève, plus les problèmes s’accroissent. 


Aucun étudiant de Côte d’Ivoire n’ignore l’existence des « syndicats », ces groupes qui prônent discipline, respect, dévotion et dont les postures et statuts des adhérents ressemblent curieusement à celles des institutions martiales. Depuis un bon moment pourtant, les syndicats sont moins engagés dans les affaires du secondaire. Ils sont de plus en plus tournés vers leurs actions dans le supérieur où ils animent la vie de nos universités. L’on serait tous unanimes, si les syndicalistes ne menaient que des actions allant dans le sens de favoriser les étudiants. Bien au contraire, certaines de leurs actions, desservent outrageusement les étudiants, pourtant censés être défendus.


Syndicats et contestation de l’autorité


Comment en sommes-nous arrivés au point où certains groupes d’étudiants veulent détenir l’exclusivité des pouvoirs au détriment des administrations commises à cet effet? Nul n’ignore qu’à l’université de Cocody à chaque période de paiement de bourses correspond la période de moisson d’un groupe syndical, la FESCI en l’occurrence. Sous une posture autoritaire et arbitraire, ils prélèvent un pourcentage régulier de la bourse de chaque étudiant qui s’y plie, impuissant, de peur de courir des risques. 

À Bouaké, les cités sont presque gérées par des groupes d’étudiants qui proclament leur suprématie légitime. 

En début de mois dernier, en mars, c’est l’université de Korhogo qui assiste à une série d’affrontements à coups de pierres et d’armes blanches entre syndicats (AGEECI et CEECI) faisant des blessés dans les deux camps. Sans l’intervention de la police qui assiège la cité pendant des jours entiers, la quiétude des étudiants « neutres » de la cité aurait été mise à mal jusqu’à épuisement de ces protagonistes. 


Face à tous ces agissements, l’on s’interroge sur le but réel de tous ces actes violents devenus monnaie courante. Dans quel sens cette violence aide-t-elle les étudiants à résoudre leurs réels problèmes ? A l’université Peleforo Gon Coulibaly par exemple, les seuls combats qui méritent attention à leurs yeux sont ceux qui se font pour le restaurant, les bus et des questions accessoires. 

Cette situation n’a que trop durée et nuit à des millions d’étudiants ivoiriens qui souhaitent un cadre paisible pour étudier. Notamment, que les syndicalistes œuvrent réellement pour le confort et le bien-êtres de tous et bannissent la violence de leur fonctionnement


Abonnez-vous pour plus de contenus. 

Content created and supplied by: Negrowski (via Opera News )

ivoire

COMMENTAIRES

Chargez pour lire plus de commentaires