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PME africaines: ces erreurs fatales qui "tuent" le développement des entreprises

La vie d’une entreprise, quelle que soit sa taille, peut être perçue comme un processus évolutif comportant plusieurs phases à savoir, la naissance, le maintien, la croissance, l’essor et l’exploitation maximale des ressources. Chaque phase a ses particularités, ses problèmes spécifiques.

La naissance et le maintien que l’on peut considérer comme la phase de démarrage de l’entreprise constituent la phase de tous les dangers. C’est en quelque sorte la période la plus critique de la lutte pour la survie. Et l’expérience montre que c’est au cours de cette période qu’un certain nombre d’erreurs sont commises par de nombreux promoteurs de PME. Or ces erreurs, généralement d’évaluation, d’appréciation et de décision, commises par ignorance, par naïveté, par inexpérience ou par précipitation, pardonnent rarement et conduisent le plus souvent à l’échec.

En effet, la naissance d’une PME est la résultante de la combinaison de trois principaux facteurs et par lesquels proviennent les dangers susceptibles de tuer les PME, à savoir l’homme ou le dirigeant de l’entreprise, le dossier de projet et les moyens mis en œuvre.

▪ Une bonne idée d’affaire, ayant fait l’objet d’un projet bien étudié et même soutenu par des ressources financières adéquates, peut déboucher sur un échec, si sa mise en œuvre est faite par un promoteur mal préparé ou incompétent. De même, une entreprise créée par un promoteur non qualifié est voué à l’échec. De plus, des connaissances techniques et de l’expérience de la gestion, du management, de la conduite des hommes et d’une façon générale des affaires, sont absolument indispensables pour réussir sa PME. Enfin, la santé fragile d’un dirigeant peut être aussi un sérieux handicap pour une jeune entreprise.

▪ L’absence d’étude sérieuse d’un projet peut être cause d’échec de l’entreprise qui en résulte, parce que sa naissance, sa création n’est précédée d’aucune étude de faisabilité sérieuse.

▪ Très souvent, l’inadéquation, l’insuffisance et la mauvaise utilisation des moyens dont dispose le promoteur constituent la principale cause de mortalité d’une PME récente. S’agissant de moyens financiers mis en œuvre dans la création de leur entreprise, bon nombre de promoteurs africains commettent plusieurs types d’erreurs dont les plus fréquentes sont la sous-capitalisation, le surendettement, le détournement des emprunts à d’autres fins, le financement des immobilisations et des investissements à long terme avec des crédits à court terme.

De plus, la PME naissante souffre parfois d’un manque ou d’une insuffisante d’équipement de base. En effet, par souci d’économie, le promoteur peut être amené à se « débrouiller » avec seulement quelques équipements sur-utilisés, usés et même parfois fortement détériorés. Et comme conséquence, le produit qui en sort souffre d’une baisse de qualité et l’entreprise d’un manque de productivité. L’ on rencontre aussi des cas de suréquipement découlant d’une surévaluation des besoins en équipements.

Enfin, la PME peut souffrir d’un manque criard de moyens humains adéquats nécessaires au démarrage. En effet, faute de moyens suffisants, l’entreprise naissante a du mal à recruter un personnel de qualité ou à assurer un minimum de formation initiale. Une solution de facilité consiste cependant à recruter des parents ou du personnel sous-qualifié, afin de minimiser les coûts de personnel. Une autre erreur consiste à transformer l’entreprise en un fourre-tout, un lieu pour caser une multitude de personnes dont la plupart vont être payées à ne rien faire.

En conclusion, pour un bon fonctionnement de nos PME, veillons à éviter ces erreurs.

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