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Stationnement de véhicules au Plateau: un véritable calvaire pour les travailleurs et les visiteurs

Les jours ouvrables sont  devenus aujourd’hui une source de souffrances et de frustrations pour les travailleurs du Plateau. En effet, en plus du combat héroïque qu’ils mènent quotidiennement sur les différentes artères embouteillées d’Abidjan, voici une autre réalité qui tracasse les esprits dès qu’on met le pied dans la commune dirigée par Jacques Ehouo.

Se rendre sur son lieu de travail n’enchante guère le plus enthousiaste des fonctionnaires ou autres agents exerçant au Plateau, à cause de ce qu'ils y subiront. Ils sont devenus ‘’étrangers’’ sur leur propre territoire. Tenez par exemple ! Si vous avez le malheur d’arriver le matin après 6 heures 45, il vous est quasiment impossible de stationner votre voiture dans un rayon proche de votre service ! A votre arrivée, l’accueil qui vous est réservé est évocateur de l’odyssée qui vous attend. Des jeunes gens postés le long des rues vous lancent au visage cette phrase à la limite du tolérable : « Monsieur, il n’y a plus de place pour garer, allez devant ! ».

Devant ? Où ? C’est à vous le travailleur ou visiteur de trouver un endroit pour stationner votre véhicule. Et encore…

Si le parking qui devrait normalement être réservé aux personnels de votre service affiche complet, où trouver dès lors ce petit espace? L’ unique solution qui s’offre à vous est de vous rabattre sur les parkings environnants. Et c’est en ce moment-là que votre calvaire commence. Vous ferez le tour de mille et une rues, en vain.  Et pourtant, ce ne sont pas les espaces vides qui manquent !

Malheureusement, tous ces  espaces libres sont déclarés ‘’occupés’’. Ces mêmes jeunes gens qui quadrillent pratiquement tout le territoire communal, ou des vigiles, vous feront savoir partout où vous vous trouverez, que ces sites sont la propriété de tel établissement bancaire ou de telle autre structure, à qui la mairie aurait concédé l’espace.

En réalité, à travers ces agissements, se développe insidieusement un commerce honteux qui ne dit pas son nom : un deal ‘’donnant-donnant’’ entre le demandeur et nos chers ‘’surveillants de rues’’. En effet, il suffit de brandir un billet de 500 F ou 1 000 F à la face de ces interlocuteurs inconvenants pour qu’aussitôt on vous ‘’libère’’ une place ! Alors, sur un air qui frise à la fois l’impolitesse et la foutaise, ils vous proposent leur disponibilité en ces termes : « Patron, c’est moi qui gère ici. Si tu ne trouves pas de place demain, il faut venir ici ». Tenter de vous passer de ces "djosseurs de namas" en garant votre véhicule sur un espace apparemment "libre", que le "Service sabot" de la mairie vous le fera payer cher, en immobilisant cruellement vos roues. Vous n'aurez votre salut qu'en déboursant de l'argent, "une petite fortune", qui vous mettra, à coup sûr, de très mauvaise humeur. Bienvenus au Plateau, ce labyrinthe pour conducteurs, condamnés à un véritable parcours du combattant lié au stationnement de véhicules, qui est un vrai casse-tête.

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