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Opérations mains propres : 150 milliards FCFA d’un prêt bancaire, détournés (Ivoir'Hebdo)

Dans une enquête publiée cette semaine, le journal Ivoir'Hebdo revèle le détournement de 150 milliards FCFA concernant un prêt bancaire contracté par une entreprise publique.

D'après le journal d'investigation Ivoir'Hebdo, les alertes du Groupe d'action financière (GAFI) et les rapports du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), selon les premières enquêtes exposent un circuit suivi par les entreprises publiques ivoiriennes pour détourner la dette publique.

"Les premières enquêtes sur le circuit emprunté par la dette d’une entreprise publique (dont nous taisons, pour l’heure, le nom) laissent la Présidence sans voix. Près de la moitié de l’emprunt contracté auprès d’une banque commerciale (qui avait associé d’autres banques, à travers un montage financier) estimée à 300 milliards FCFA, a été détournée.", dévoile Ivoir'Hebdo.

Également, ce même rapport selon Ivoir'Hebdo mentionne la situation de l’endettement des entreprises publiques et certaines sociétés publiques.

"A ces alertes du Groupe d'action financière (GAFI), s’ajoutent des rapports du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA auquel la Côte d’Ivoire appartient)", mentionne le journal.

Qui ajoute que "les alertes tombent opportunément, d’autant qu’un rapport du ministère auprès du Premier ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, sur la situation de l’endettement des entreprises publiques, indique que l’Agence nationale du service universel des télécommunications (ANSUT) est une entreprise à risques".

"Les entreprises publiques à caractère non marchand présentent un risque de défaut quasi inexistant. En effet, à l’exception de l’ANSUT, ces entreprises présentent des TCD supérieurs à la norme de 1.2, dénotant de leurs capacités à dégager des flux suffisants pour couvrir leurs annuités d'emprunt », souligne le rapport, dans lequel l’on apprend que CI Energies est, à cette époque, l’une des entreprises les plus endettées. 

Selon le journal, le rapport, dont une partie a été publiée, montre que les institutions de Bretton Woods soupçonnent des détournements massifs de fonds et des blanchiments de capitaux. Ce qui inquiète le Fonds monétaire international (FMI) en ce qui concerne la répartition des fruits de la croissance. "La construction du barrage de Soubré, étant passée par là…

Le rapport mentionne que « le stock total de la dette des entreprises publiques, au 31 décembre 2019, s’établit à un montant de 2.121 milliards FCFA, en hausse de 1% par rapport au 30 septembre 2019. Le montant des impayés est de 45 milliards FCFA ».

Alors que le pays s’enfonce dans la dette publique, "le FMI s’inquiète de l’inégalité dans la répartition des fruits de la croissance. Les institutions de Bretton Woods soupçonnent des détournements massifs de fonds et des blanchiments de capitaux.", annonce Ivoir'Hebdo.

"Les premières enquêtes sur le circuit emprunté par la dette d’une entreprise publique (dont nous taisons, pour l’heure, le nom) laissent la Présidence sans voix", dévoile le journal.

"Près de la moitié de l’emprunt contracté auprès d’une banque commerciale (qui avait associé d’autres banques, à travers un montage financier) estimée à 300 milliards FCFA, (soit environ 15 milliards FCFA) a été détournée", révèle le journal d'investigation.

Content created and supplied by: Ivoir'Soir.net (via Opera News )

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