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Vente directe ou marketing réseau : Ces sociétés qui résistent en dépit des interpellations

L’économie ivoirienne continue de souffrir des activités illégales des sociétés de marketing de réseau. Le comité de veille tire la sonnette d’alarme, une fois de plus.


Sur le marché ivoirien, l’on déplore ces derniers temps une renaissance des phénomènes des activités illicites d’appel public à l’épargne à fort taux d’intérêt.  Ces phénomènes se présentent aujourd’hui sous d’autres formes perceptibles à travers des activités de marketing de réseau qui, dit-on, ne sont qu’en réalité des activités de type pyramidal. La pluralité des sociétés naissante, rappelons-le,  avait amené le gouvernement à prendre, le 8 juillet 2020, une mesure interdisant l’exercice de telles activités sur le sol ivoirien. D’où les interpellations récentes du comité de veille.  

Toutefois, à ce jour, seule la société QNET continue ses activités avec une nouvelle dénomination QNET-AMD. Malheureusement,  outre les disparitions de leurs agents avec les mises des populations victimes et l’arrestation de certains dirigeants et aussitôt libérés, les nombreux faits de séquestration au sein des mêmes populations viennent nourrir un tableau déjà très sombre.  Ainsi, malgré les nombreuses interpellations du ministre de l’Economie et des finances ainsi que le Comité de veille sur les activités d’agrobusiness et assimilées, cette société reste présente sur le marché.

Pour rappel,  les responsables de la société QNET et ses démembrements ont été arrêtés, mis à la disposition de la justice et ont bénéficié ensuite de liberté provisoire.

 Selon le comité de veille, l’exercice de telles activités plombe l’économie ivoirienne. Pour conséquences. Il existe une différence notable entre l’objet social de ces sociétés de vente directe et leurs activités réelles sur le terrain. On note également des manquements à la règlementation en matière d’importation, de sortie de devises et de lutte contre le blanchiment d’argent. Une autre entrave à l’économie, la réelle possibilité de fraude fiscale sur le paiement de la TVA et des droits de douane. Vivement que les autorités compétentes de régulation prennent leurs responsabilités, à défaut de les assumer.

Il importe de dire que le comité de veille a été créé par Arrêté N°035/MEF/du 27 janvier 2017. Il comprend le Trésor public dont le directeur général assure la présidence du comité ; la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ; la direction de la police économique et financière (DPEF) ; le Centre national de recherche agronomique ; l’Office pour la commercialisation des produits vivriers (OCPV) ; le ministère de l’Agriculture et du développement rural ; le ministère de la Justice et des droits de l’homme ; l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF-CI) ; le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) ; la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO).

AKE

Content created and supplied by: Eddy3 (via Opera News )

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