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Côte d'Ivoire, 1ère puissance mondiale du Cacao, mais des planteurs pauvres, quel paradoxe ? (Opinion)

Depuis plusieurs années, la République de Côte d'Ivoire, de l'ère Félix Houphouët-Boigny à l'époque d'Alassane Ouattara, en passant par Bédié, Guéi Robert et Laurent Gbagbo, les producteurs du cacao ivoirien n'ont pratiquement pas connu un changement significatif de statut en leur qualité de créateurs de richesses et moteur de l'économie nationale.

En dépit de la création de différentes structures telles que la Caistab, la Bourse du Café-cacao et le Conseil Café - Cacao par l'État pour la gestion de la filière cacaoyère, le planteur apparait comme le maillon le plus lésé dans le partage des richesses de leur labeur. Lorsqu'un producteur de cacao n'arrive pas à scolariser correctement son enfant, il ne dispose pas d'assurance, il n'arrive pas à vivre décemment et n'arrive pas à nourrir convenable sa famille, lorsque c'est l'enfant du planteur du cacao qui tarde généralement à s'inscrire à la rentrée scolaire, faute de moyens, cela se présente comme un signe d'échec dans la rémunération des principaux artisans de cette filière agricole dont la Côte d'Ivoire occupe la première place.

Après des investigations dans la zone de Meagui, il en ressort que le mois de septembre choisi par le ministère de l'éducation nationale pour la rentrée scolaire n'est pas avantageux pour les enfants de planteurs, car il est très difficile pour ces derniers pour trouver les moyens pour faire face aux charges scolaires puisque les récoltes commencent en octobre. Certains retrouvent le chemin de l'école vers la fin d'octobre et d'autres en novembre, car attendant la commercialisation du cacao. Un parent d'élève producteur de l'or brun a même révélé qu'au temps d'Houphouët Boigny, la rentrée scolaire est toujours fixée en octobre pour permettre aux planteurs de scolariser leurs enfants dignement.

Après plus d'un demi-siècle d'indépendance, bien qu'il existe des syndicats de producteurs de cacao, l'on s'interroge pourquoi c'est à l'État de fixer le prix d'achat d'un cacao ? Et ce qui est souvent choquant, c'est souvent la fixation de prix à relent politique et électoraliste.

Si l'on créé des structures pour encadrer les producteurs, cela est salutaire, toutefois, le défi majeur reste le niveau de vie desdits producteurs qu'il convient d'améliorer en créant par exemple, la banque du producteur de cacao avec les producteurs considérés comme des salariés.


As. B

Content created and supplied by: Assibena (via Opera News )

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