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Sanctions économiques de la Cedeao, le Mali n'est pas le seul perdant

La Cédéao a mis l'économie malienne dans une situation intenable. Le pays n'a plus accès à ses comptes logés à la BCEAO, la Banque centrale régionale. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie simplement que le Mali ne peut plus agir accès à ces différents comptes lorsqu’il aura besoin d’argent. Avec ces sanctions, le Mali ne peut donc que dépenser la liquidité présente actuellement dans le pays. Preuve, le 12 Janvier, le Mali a voulu lever 30 Milliards sur le marché régional, l’opération a été annulée. L'État malien ne pourra plus dépenser que ce qu'il a mis en réserve au Trésor public. En réalité, cela asphyxie l'économie malienne.

La BCEAO est la banque chargée d’injecter la monnaie dans l’économie d’un pays, avec les sanctions, il n'y aura plus d'injection monétaire de la part de la BCEAO dans l'économie malienne. Donc, le Mali va devoir fonctionner essentiellement avec la liquidité en circulation et les dépôts au niveau des banques présentes sur le territoire malien.

Dans un premier temps, le citoyen malien moyen aura toujours accès à son compte bancaire et pourra y faire des retrait.

Mais si un agent économique doit être payé en chèque par exemple par une autre banque, il ne pourra malheureusement rentrer en possession de cet argent que s'il va dans cette banque-là pour toucher le chèque, comme l’explique le professeur d’économie malien Etienne Fabaka Sissoko.

L'économie malienne va devoir vivre financièrement en autarcie. Cette situation est vraiment compliqué pour le Mali, quand on sait que 60% du commerce extérieur du Mali se fait avec les pays voisins, et ce commerce est mis en arrêt.

Au niveau de l'import export, il y’a aussi un impact important. Habitué à travailler avec les ports de Dakar et d'Abidjan, les trajets se bokent modifiés. De nouveaux trajets doivent être mis en place avec l’Algérie et le port de Conakry.

Allongement des délais de livraison, augmentation des coûts de transport et de transits, retards possibles de livraison. 

Même s’il existe des exemptions pour les produits de base, les équipements médicaux, les hydrocarbures et l'énergie, ceux-ci ne sont pas gratuits.

Par exemple, pour les hydrocarbures et l’énergie, le Mali est dépendant de la côte d’ivoire, il va falloir avec la liquidité présente au pays, continuer à payer avec la liquidité restante au pays.

D’un autre côté, il faut dire que les sanctions n’affectent pas que l’économie malienne. Le principal client du Sénégal dans la sous région reste le Mali avec qui il vient de couper les liens. Ces sanctions se font déjà ressentir au niveau des sociétés de transit au port du Sénégal, car leurs principaux clients sont les transporteurs maliens. Meme son de cloche au niveau de la frontière entre les deux pays. Les douaniers des deux pays commencent à ressentir les effets de l’embargo. Même constat du côté de la côte d’ivoire, mais même si ces pays se retrouvent impactés, ceux-ci ont une économie beaucoup plus forte que le Mali et bénéficient toujours de l’accès à leurs comptes respectifs à la BCEAO. 

Les seuls perdants dans cette affaire restent la population moyenne, qui ne pourra survivre à ces sanctions. Reste là toute dernière alternative, convaincre les alliés internationaux du Mali de renflouer les caisses et soutenir l’économie malienne. Mais espérons que nous n’en arrivons pas à ce niveau, et que le Mali et la Cedeao puissent parvenir à un consensus pour un règlement qui puisse arranger tout le monde.

Sources: RFI, TV5MONDE, France 24

M1GAM

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