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Prix du pain : vers un arrêt des fours de boulangerie ? L’UFC-CI réagit

Dans une dépêche publiée ce dimanche 16 janvier 2022 sur abidjan.net, l’Agence panafricaine de presse (APA) annonce que «dans une situation quasiment "intenable" et "délétère" avec des fermetures de fours, le Haut patronat des boulangers ivoiriens saisit la tutelle en vue d'un réajustement du prix du pain.»

"Nous avons déposé un courrier afin que le gouvernement permette un réajustement du prix", a confié le président du Haut Patronat de la boulangerie et de la pâtisserie de Côte d'Ivoire (HPBP-CI), M. Amadou Coulibaly, dans un entretien avec APA

Selon le confrère, pour l'heure, l'organisation patronale table sur la négociation avec la tutelle, le ministère du Commerce et de l'industrie, "maintenant, c'est lorsque cette demande n'aurait pas de réponse favorable que nous envisagerions un arrêt de travail", a-t-il dit. 

Et de préciser qu’"il ne s'agit pas d'emblée d'une grève, nous avons compte tenu des problèmes auxquels nous sommes confrontés depuis belle lurette, l'impossibilité d'ajuster nos prix pour être rentable par rapport aux prix de nos intrants qui ont augmenté" et "c'est d'instruire la tutelle".

Mais, "nous pensons qu'aujourd'hui, l'augmentation n'est pas négociable, parce qu'on n'a plus le choix. On a pressé, pressé mais nous sommes en train de nous noyer, et notre exploitation est menacée", a-t-il fait observer, selon APA. 

Selon M. Amadou Coulibaly, la continuité de l'activité des boulangers est "vraiment menacée aujourd'hui". La situation est "intenable" en termes de charges d'exploitation et à cela s'ajoutent d'autres obligations telles les taxes fiscales.

La raison fondamentale, c’est qu’aujourd'hui, le sac de farine de blé de 50 Kg revient à 23.000 Fcfa en moyenne, alors qu'il était à 11.000 Fcfa lorsque le prix de la baguette de pain est passé à 150 Fcfa en 2006, a fait savoir le président du HPBP-CI, M. Amadou Coulibaly.

Joint par téléphone pour savoir la position des consommateurs, Jean-Baptiste Koffi, président de l’Union fédérale des consommateurs de Côte d’Ivoire (UFC-CI) dit ceci : «Cette histoire d'augmentation du prix du pain est véritablement devenue une épée de Damoclès sur la tête des consommateurs. C'est à croire que nous devons dormir la peur au ventre, car la question revient systématiquement sur la table à chaque variation d'un facteur de production. On se souvient l'année dernière des tentatives d'augmentation consécutives à la variation du prix de la farine Boulangère et la crise du rationnement de l'électricité.»

Il ajoute que «les services du Ministre Souleymane DIARRASSOUBA, qui ont en charge à la fois l'industrie et le commerce devraient pouvoir nous libérer tous sur cette question» avant de s’interroger : «Les patrons boulangers sont-ils fondés oui ou non à mettre en avant la hausse tarifaire au niveau des meuniers, le blocage du prix de la baguette de pain depuis plusieurs décennies voire la crise énergétique récente pour exiger une révision à la hausse du prix du pain?»

Selon JB Koffi, «seul un travail scientifique peut répondre à cette question. Des études ont alors été demandé pour déterminer de façon scientifique le coût de revient réel de la baguette de pain induit par tous les changements structurels constatés. Les consommateurs sont toujours en attente des conclusions de cette étude.»

Le patron de l’UFC-CI conclura l’entretien en ces termes : «Si cela n'est pas fait nous tournerons toujours en rond avec cette épée de Damoclès sur la tête des consommateurs. Nos regards sont cette fois-ci encore tournés vers le ministère du Commerce et de l'Industrie pour une solution pérenne à cette situation sur le prix du pain dans notre pays.»

Gilles Richard OMAEL

 

Content created and supplied by: Africanewsquick.net (via Opera News )

APA

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